La mascarade de la COP21

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La COP 21 qui va se réunir à Paris du 30 Novembre au 12 Décembre 2015 a pour but de réduire le réchauffement climatique causé par les activités humaines, et seront présents des représentants (d’ONG, de l’industrie, du droit etc…) de nombreux pays pour qu’ils prennent des décisions afin que ce réchauffement (qui s’accompagne d’un dérèglement climatique de plus en plus visible) ne dépasse pas 2°C (à priori c’est déjà mort). La France veut « jouer un rôle de premier ordre sur le plan international » alors même que le gouvernement veut actuellement expulser la ZAD de Notre Dame Des Landes, notez bien l’hypocrisie annoncée.

Ceci montre bien que cette COP 21 ne sera pas la solution au problème puisque le problème vient d’une partie de ceux qui seront réunis ce jour-là, nous  parlant de « croissance » à longueur de temps, ce qui implique donc une production et une consommation accrues pour relancer la machine capitaliste (comme si les ressources planétaires, notamment fossiles, étaient inépuisables). Cela implique donc de base une pollution qui pourrait être évité si notre mode de production était basé sur nos besoins, et non sur des besoins inventés par des industriels dans le but de faire le plus de profits possible. De plus, notre planète commence à manquer de plus en plus de matières premières nécessaires au rouleau compresseur capitaliste pour assurer un semblant de « croissance ». Mais certains endroits encore inaccessibles en regorgent. C’est le cas de l’arctique, et nous pourrons aisément comprendre que ça arrange certains que les glaces fondent puisqu’ils ont déjà planté leur drapeau sous celles-ci, attendant patiemment que le réchauffement climatique fasse son effet afin d’avoir accès à une grosse quantité de matière première (pétrole, gaz, minerais non ferreux, diamants etc…). De plus la hausse de CO2  dans l’atmosphère (par l’industrie ou nos modes de déplacement) n’est pas le seul problème environnemental qui pose problème, et qui pourrait avoir une influence sur le dérèglement climatique, puisque la déforestation, la destruction de la biodiversité (par des grands projets inutiles et imposés par exemple, mais aussi par une pêche intensive ou la destruction des écosystèmes marins, par la pollution des rivières et des océans) pourraient également avoir de grosses conséquences et on ne connait pas tous les effets que cela pourrait engendrer. D’après certaines études scientifiques, la migration des animaux marins pourraient aussi avoir une influence sur les courants marins, qui ont un effet sur le climat. Il est aujourd’hui admis que le trafic maritime est une catastrophe pour la communication et donc la migration de différentes baleines, qui viennent alors percuter les super tankers.

L’Ecologie politique institutionnelle (le capitalisme vert) ne fera peut-être que ralentir la catastrophe mais ne la stoppera pas, et c’est illusoire de penser que tous les pays du monde joueront le jeu, puisque chacun veut garder sa puissance économique pour avoir une influence de plus en plus grande dans le monde : c’est le principe même du pouvoir. Le plus bel exemple reste celui de l’Arctique, où des opérations militaires (de simulation d’agression entre pays réclamant le pôle nord, soit le Danemark, la Norvège, la Russie, le Canada et les U.S.A) se font de plus en plus fréquentes, montrant bien que ce n’est pas dramatique pour eux si les glaces polaires fondent puisqu’ils pourront exploiter de nouvelles ressources alors indisponibles (ou trop chères à exploiter). Le réchauffement climatique peut avoir du bon pour le capitalisme. Pour qu’une véritable avancée se fasse, il faut une modification radicale de notre système de production (et pas juste tout repeindre en vert), de nos habitudes de consommation etc… Bref il faut un changement radical de société. Seule une écologie sociale (c’est-à-dire une réflexion écologique incluant dans sa démarche un changement social radical) et donc une Révolution Sociale pourrait stopper les conséquences du capitalisme sur l’environnement (et les animaux, puisqu’on assiste actuellement à une extinction de masse). Car en modifiant notre environnement, nous modifions également nos conditions de vie, et ceci de manière irrémédiable. Ne comptons pas sur nos gouvernements pour changer les choses à notre place, ils n’y ont aucun intérêt puisque ça irait contre la logique capitaliste. Le nationalisme est ici aussi un frein important, puisque cela fait maintenant plusieurs années (depuis le club de Rome en 1972) que l’on sait qu’il y a une crise écologique majeure qui a lieu. Or chaque Etat dans sa logique de domination sur les autres, va vouloir accéder à plus de matières premières qui se font de plus en plus rare et faire tourner la production à plein régime pour continuer à être une puissance économique importante dans le monde. Tant que nous serons dans cette logique, alors rien ne pourra être modifié. Notre environnement n’est pas vu comme un besoin nécessaire à une bonne qualité de vie mais comme un endroit à exploiter pour en tirer un certain profit, au détriment des populations dont on ignore les protestations.

Sortons du capitalisme et du nationalisme qui le protège et le nourrit afin de construire une société où notre environnement pourra être conservé et respecté pour notre bien être à tous !

Pour une Ecologie Sociale, pour une Révolution Sociale !