[Témoignage] Histoire clownesque et virus

Je me présente Juju 43 ans, femme ayant vécu dans plusieurs villes de France : Vaucluse, Gard, Marseille, Lyon
Avignon, Saint-Nazaire, et Paris où j’ai fait des études de théâtre, comme comédienne. Animatrice pour enfants aussi en parallèle, car pour moi les enfants nourrissent la spontanéité et l’émotion dans l’instant présent.

Je me suis orientée en 2000 vers le travail du clown, qui me semblait une expression plus légère, plus vraie et plus spontanée que l’Art Théâtral avec toutes ces préparations scéniques et autres artifices.
Je jouais donc presque toujours en improvisations, en duo ou trio, dans des salons, des festivals de rue, ou en spectacle thématique en bibliothèque ou conférence. Et aussi bien-sûr des stages de pratique pour me perfectionner…

Alors vinrent les interventions en 2009, une fois par mois, à l’hôpital d’Avignon au service mères-enfants, en duo dans les chambres des petits malades et leur famille, comme actrice sociale, bénévole au sein d’une équipe de clowns formés à Nîmes les « Bulles de rêve ».
Je me suis tout de suite plu à plonger dans ce monde enfantin, sans forcément me faire happer par la souffrance et l’ambiance médicalisée que je redoutais au début.

Lire la suite

Réapproprions-nous le 1er Mai !

Vous trouverez ici la version PDF du texte du groupe Graine d’anar écrit pour le premier mai 2020  : 20200501 Tract 1er mai 2020

Un 1er mai confiné…

Un 1er mai où nous ne sommes pas dans la rue… Nous manquons les chants, les merguez et la mauvaise musique de sono, mais ce que nous perdons surtout aujourd’hui c’est l’occasion de manifester dans les rues, sous les fenêtres, les raisons actuelles et historiques de s’élever contre le travail et le capital qui le porte. Nul doute que les médias et la presse, eux, soumis qu’ils sont aux directives de l’État et du patronat, seront opérationnels pour relayer le discours des premiers de cordée sur la « traditionnelle fête du travail ». Pourtant le 1er mai n’est pas la fête du muguet ; le 1er mai est et restera la journée internationale de luttes des travailleurs et des travailleuses, des exploités.

Une fête, le 1er mai ?

Certainement pas. Pour nous, anarchistes, il s’agit avant tout d’une journée de commémoration, de deuil. Nos drapeaux noirs portent la souffrance fondatrice des syndicalistes arrêtés arbitrairement, à la fin d’une manifestation pour la journée de huit heures ayant été fortement réprimée par la police, sur Haymarket Square, à Chicago, en 1886. Condamnés à mort pour l’exemple, pour un attentat qu’ils n’ont pas commis (à savoir l’explosion d’une bombe artisanale au milieu de policiers en faction), quatre d’entre eux – Parsons, Engel, Spies et Fischer – sont pendus, tandis qu’un dernier – Lingg – se suicide dans sa cellule. Sans leur rendre aucun culte, nous les considérons comme des symboles du combat contre le salariat, et nous souhaitons par conséquent honorer leur héritage en faisant de ce jour un moteur des luttes sociales, de l’auto-organisation des opprimés et des alternatives révolutionnaires.

La journée des travailleurs et des travailleuses

L’an dernier, à la même date, Emmanuel Marcon s’exprimait en ces termes : « Le 1er mai est la fête de toutes celles et ceux qui aiment le travail, le chérissent, parce qu’ils produisent, parce qu’ils forment, parce qu’ils savent que par le travail nous construisons l’avenir. Merci de porter ces valeurs et d’œuvrer chaque jour pour notre nation. » Non ! Le 1er mai n’est pas le jour de celles et ceux qui aiment le travail et le salariat, qui défendent la nation. En félicitant « ceux qui aiment le travail, le chérissent », le chef de l’État s’engage dans le sillage de Pétain qui, en 1941, avait rebaptisé le 1er mai « Fête du Travail et de la Concorde sociale », avec pour unique objectif d’occulter les antagonismes de classes. Hier, comme aujourd’hui, ne laissons personne se réapproprier nos luttes. Ce n’est pas parce que nous sommes confinés que nous ne ferons pas entendre nos voix.

Gestion étatique de la pandémie

La situation sanitaire mondiale exceptionnelle que nous traversons, et la façon dont elle est gérée par les gouvernants de tous les pays, ne font qu’accentuer les raisons de lutter. Le virus du covid-19 amplifie les travers, les dominations, les oppressions, contre lesquelles nous n’avons de cesse de nous élever. La pandémie et sa gestion accentuent les inégalités au point qu’elles deviennent visibles même à celles et ceux qui n’exercent pas d’habitude un regard critique sur la société.

Lire la suite

[Communiqué FA] Confiné ou non, c’est le 1er mai !

PDF ICI : 20200501 Confiné ou non, c’est le 1er mai !

01 mai 2020

Un 1er mai où nous sommes difficilement dans la rue, pas comme d’habitude… ou pas ! Pourtant le 1er mai n’est pas la fête du muguet : le 1er mai est et restera la journée internationale des luttes des travailleurs et des travailleuses, des exploités.

Pour nous, anarchistes, il s’agit avant tout d’une journée de commémoration, de deuil. Nos drapeaux noirs portent la souffrance fondatrice des syndicalistes et anarchistes arrêtés arbitrairement à la fin d’une manifestation pour la journée de huit heures ayant été fortement réprimée par la police, sur Haymarket Square, à Chicago, en 1886. Et la condamnation à mort de certains après un procès bâclé.

Le 1er mai n’est pas le jour de celles et ceux qui aiment le travail et le salariat, qui défendent la nation. Ne laissons personne se réapproprier nos luttes. Ce n’est pas parce que nous sommes confinés que nous ne ferons pas entendre nos voix. Cette journée est la nôtre : celle de la lutte pour l’abolition du salariat, la fin du travail et l’avènement d’une société débarrassée de tous les pouvoirs !

La situation sanitaire mondiale exceptionnelle que nous traversons, et la façon dont elle est gérée par les gouvernants de tous les pays, ne font qu’accentuer les raisons de lutter. Partout les États, le patronat, défendent l’idée de relancer l’économie quelque soit le coût en vies humaines sacrifiées sur l’autel du profit.

Lire la suite

[Témoignage] EHPAD, COVID et moyens ….

Je m’appelle Delphine. Je suis aide soignante et militante syndicale dans une EHPAD. Pas un établissement comme ceux que l’on vous montre à la télé, où les résidents et leurs familles ont les moyens et où les moyens sont donc mis en place pour les résidents.Non, je suis salariée dans une EHPAD pour pauvres. Le mot vous choque peut être mais c’est comme ça. Des anciens ouvriers, des anciennes femmes au foyer, etc… Ici, on aide et soigne les gens qui sont en route vers une dépendance plus grande après avoir été toute leur vie au bas de l’échelle.

Avant le coronavirus, on manquait déjà de tout. De personnel déjà. Parce que les bras, c’est important. Moins nous sommes, moins les contacts humains existent. Moi, j’ai 10 à 12 résidents à ma charge. Parfois plus. Oui c’est trop. L’idéal serait que j’en ai 5. Comme dans les EHPAD de luxe. Mais ce n’est pas le cas.

Tout est compté et limité : les couches que l’on utilise, les tabliers pour les toilettes (j’en ai un pour la journée alors qu’il m’en faudrait un par résident), le nombre de douche par semaine limité à une et je ne vous parle même pas du manque de temps, tout simplement, pour avoir un relationnel correct avec les résidents. Alors que la plupart dépendent de nous pour tout, même pour manger. C’est simple, pour moi, c’est de la maltraitance institutionnalisée.

Lire la suite

[Témoignage] Ils veulent vraiment que l’on sacrifie les enfants ?

Je travaille dans un institut spécialisé pour déficients visuels et aveugles.
Cette nuit, nuit blanche. Hier on a reçu une circulaire confirmant la reprise de l’école le 11 Mai et demandant aux professeurs d’exercer dans le respect des règles d’hygiène de précautions et d’en faire un enjeu pédagogique.

Les déficients visuels et aveugles se rassurent souvent par des petits gestes consécutifs, proches des troubles du comportement, appelés blindisme, qui leur servent de stimulation visuelle.

Ce sont des balancements ou mouvements faciaux et souvent ils passent leurs mains devant leur visage pour créer un contraste de lumière ou de chaleur qui les tient éveillés.
Donc notre visée pédagogique va consister à leur rappeler de ne pas toucher leur visage, en bref on va devenir la police des petites mains baladeuses.

Lire la suite

[Témoignage] Lieu de vie pour mineurs et Covid

Nous sommes en couple et nous travaillons en tant que permanents sur un lieu de vie accueillant 8 mineurs placés par la protection de l’enfance.  C’est-à-dire que, à raison de deux semaines sur quatre, nous vivons avec eux en continu en tant qu’éducateurs où notre mission principale est la médiation des liens, et le bien-être physique et psychique des enfants. Sans oublier la prise en charge de tout ce qui incombe à la vie quotidienne (courses, cuisine, ménage, lessives, trajets …).
Ce lundi 16 mars, en début d’après-midi, nous avons pris la route du travail avec peu d’enthousiasme et beaucoup de questions. 
Déjà, il y avait eu l’annonce de la fermeture des écoles le jeudi précédent. Bien qu’en repos, nous avions déjà fait une projection de ce que cela allait impliquer dans notre travail : les 8 enfants seraient présents toute la journée. Un peu comme en période de vacances, nous étions nous dit. 
Mais bon, ce ne sera pas des vacances, puisque depuis samedi, nous savions que les lieux accueillants du public étaient fermés jusqu’à nouvel ordre. 
Et pour rajouter un peu à l’ambiance déjà pesante, nous avions reçu un mail le matin même, nous informant qu’un enfant avait été en contact avec un cas avéré dans sa classe. 
Après notre réunion de travail, les nouvelles consignes étaient claires : mise en quarantaine pour 15 jours de l’enfant susceptible d’être contaminé, mise en place des gestes barrières (notamment le respect de la distance d’un mètre, mais sans le matériel nécessaire (pas de gants, ni de masques, nous ne sommes pas prioritaires), annulation de toutes les prises en charges extérieures, ainsi que des visites familiales. Elles ont été renforcées le soir même par l’annonce du confinement, venant encore restreindre nos mouvements. 

Lire la suite

[Article] COVID de sens

Formée en sciences humaines et sociales, je suis aussi soignante depuis plus de 10 ans à l’hôpital public. Je suis, comme beaucoup de monde, révoltée par la situation actuelle et je trouve que, malgré le flux incessant « d’informations » liées au coronavirus, de nombreux points clefs sont évincés. Je vais donc rédiger ce texte sous forme de questions, en espérant qu’il  puisse contribuer à amener de nouvelles réflexions, libérer la parole et les échanges.

Je pense en effet qu’il est important que tout le monde soit informé et participe aux réflexions actuelles car elles nous concernent tous. Cette catastrophe sanitaire ne peut reposer uniquement sur des soignants qu’on applaudit et ne peut pas non plus être déléguée à des « têtes pensantes » autoproclamées ou élues.

Nous manquons de masques, de matériel et de moyens humains, nous le savons.

Quid du nombre d’infirmiers formés en réanimation ? Ils ne sont qu’une petite portion de l’ensemble des soignants, déjà en sous-effectif.

A l’hôpital, on nous dit qu’il faut désormais appliquer « une médecine de guerre » et que, malgré le manque de protection (manque de gants, de masques, de blouses, d’effectif dans les services de soins mais aussi de nettoyage, etc.), nous allons « devoir soigner ».  Soigner dans ces conditions, est-ce un devoir ?

Se pose aussi la question de la continuité des soins aux autres patients, ceux qui viennent pour d’autres urgences et ceux qui ont des affections de longues durées.  Comment peut-on actuellement assurer cette continuité ?

Cet engorgement des soins aurait pu être évité si des mesures au niveau gouvernemental puis hospitalier, avaient été prises dans les temps. Chacun pourra juger de l’amateurisme et de l’irresponsabilité de la gestion pandémique. Tout a été fait mondialement pour tenter de maintenir un semblant d’économie au détriment de la santé des gens, alors qu’en plus, c’est impossible. Ce qui montre bien que ce système malade est voué à s’effondrer. Malheureusement, il est peu probable que nous sortions indemnes de cet effondrement et un « état d’urgence » revenant sur nos acquis sociaux nous attend déjà. Va t-on encore accepter de se sacrifier?

Aujourd’hui, le grand débat sur la chloroquine a lieu, opposant notamment un « comité scientifique gouvernemental » qui nous a allègrement confirmé qu’il n’était pas risqué d’aller voter, à un professeur qui semble entrainer un nouveau culte de la personnalité. Débat montrant à quel point santé et politique sont liées (si nous en doutions encore) ; Malheureusement, ceci ne nous montre t-il pas aussi à quel point la glorification de l’héroïsme prime sur une gestion efficiente de notre santé ?

En attendant, les rétentions d’informations foisonnent, comme s’il y avait : le corps médical responsable et sachant d’un côté et la population de l’autre, irresponsable, et qu’il faudrait donc maintenir dans un état d’ignorance et de désinformation sur sa propre santé. Depuis les décisions de Veil et de Joannet dans les années 70 concernant le numerus clausus pour maintenir leurs privilèges, les médecins se font rares et donc précieux, ceci n’entrainerait-il pas un état de dépendance délétère de la population au corps médical ? 

Le corps médical est en concurrence directe avec les directions des hôpitaux qui elles, sans aucun savoir en santé, se sont octroyées le « management » (lean of course) de tout ce petit monde. Ce qui donne, en temps d’épidémie des ordres et des contre-ordres car chacun, direction d’un côté, quelques médecins de l’autre (et ajoutons un certain milieu scientifique), voudrait s’octroyer le mérite de la gestion épidémique. Résultat : une cacophonie de pseudo-dirigeants pour qui, donner des ordres et avoir l’autorité et la notoriété devient plus important que de s’organiser pour pouvoir soigner.

Les soignants et ceux qui travaillent dans les hôpitaux, au milieu de cette absurdité, sont souvent perdus et se raccrochent à leurs valeurs, ce qui est parfois à double tranchant. Car cette question, en l’absence d’un nombre suffisant de tests de dépistages n’est pas posée : Comment mesure t-on le degré bénéfice/risque entre soigner et risquer de contaminer ?

Les médecins ont été réquisitionnés au départ, pour faire des prélèvements oro-pharyngés, dans un effet d’annonce de stade 2 qui était en réalité  déjà un stade 3. Les médecins avaient peur car peu d’entre eux savent faire des soins techniques. Ils avaient peur aussi d’être contaminés. Certains ont décidé de se réunir pour faire « des réunions de crise », sans les soignants. Après ces réunions de crise, d’autres ont été imposées (alors que la consigne était désormais d’arrêter de se réunir) pour donner les directives qu’ils avaient réfléchi entre eux.

Est-il normal de nous dire qu’il n’est pas utile de porter un masque pour se protéger ? De maintenir à l’hôpital des activités de type consultations téléphoniques ? De continuer à voir, que les soignants soient symptomatiques ou non, des patients fragiles pour des consultations non urgentes ?

Rappelons le, les médecins ne soignent pas au sens propre, ils diagnostiquent et prescrivent, ils ne sont pas les supérieurs des autres professionnels. Ils sont sensés travailler en collaboration avec les équipes dans lesquelles chacun à un rôle (discutable, certes.) Cependant, le corps médical est devenu décideur dans notre société bien au delà du domaine de la santé, est-ce normal ? La société ne devrait-elle pas être décideuse de la manière dont elle est soignée et des moyens mis en œuvre pour ces soins ?

À l’heure actuelle, on demande aux assistantes sociales de rester à l’hôpital non pas pour des questions d’urgences sociales (qu’elles gèrent de toute façon comme elles peuvent depuis bien longtemps) mais pour vérifier que les hospitalisations actuelles seront bien payées ! Sans parler du sors des migrants, des précaires, des sdf,…

Quand un agent administratif est symptomatique, il est considéré comme « non soignant », donc on ne lui fait pas de test.

Tout cela est-il cohérent ?

Aujourd’hui, certains voudraient nous faire croire que cette panique des « soins » est normale car c’est « une crise imprévue ». Pourquoi n’avons-nous pas été préparés correctement à une gestion épidémique/pandémique ?

Cette gestion, elle est impossible à mener de manière satisfaisante au dernier moment, dans la panique et sans les moyens humains et matériels nécessaires après la casse de l’hôpital public et avec les soignants restants, épuisés par des mois de grève, de mobilisation et d’affaiblissement salarial. Cependant, comment pourrions-nous, dans l’état actuel des évènements,  amener une réflexion et une gestion collective en plus de la stratégie de confinement ? Stratégie de confinement nécessaire uniquement parce que la prévention n’est pas faite comme il se doit, par « manque de moyens ».

Nous subissons une culpabilisation et des prérogatives contradictoires. Ceux qui ne sont pas des héros mais juste forcés d’aller travailler ont peur. Ils savent qu’ils ne peuvent pas évoquer certains points en équipe, poser des questions légitimes.

Ils sont bien souvent obligés de se rendre en transports en commun sur leur lieu de travail. Encore une fois, on privilégie un maintien précaire de l’économie alors qu’on assiste, impuissant, à une montée en flèche des contagions. Plus de la moitié des gens en réanimation a moins de 60 ans (sans parler des autres, plus fragiles encore). Et nous n’avons pas atteint le pic des infections.

Peut-on vraiment être un héros qui risque de transmettre le virus à ses patients ? Et qui ne glorifie pas l’héroïsme, la guerre, le sacrifice ?

Dans les médias, c’est au corps médical, scientifique, judiciaire et gouvernemental qu’on donne la parole, à une certaine élite, pendant que les soignants sont dans le marasme ainsi que le reste de la population.

On nous annonce aujourd’hui une durée de confinement non déterminée mais arbitraire, qu’en sera t-il après le confinement ? Le principe de l’immunité de groupe va t-il devoir s’appliquer encore à notre détriment ?

Ne voyons-nous pas que tout ceci est plus un problème de manque de moyens réservé à notre santé qu’un problème de virus ?

Aujourd’hui, des services de communication des hôpitaux continuent eux aussi à fonctionner et en pleine crise, nous demandent de leur faire passer toutes les informations sur les initiatives de solidarité (dons à l’hôpital entre autre) et « systèmes D »  pour valoriser tout ça, Est-ce honnête ? Indispensable ? Ne pourrait-on pas considérer que nous contribuons déjà au fonctionnement de l’hôpital public ? Que cette situation n’est pas normale plutôt que de la valoriser ?

Jouer les héros, être dans le déni ne nous sauvera pas. Ne serait-il pas nécessaire de nous concerter sur des questions qui amèneraient plus de sens malgré ce qu’on nous fait vivre ? Ensuite il faudra nous battre contre les mesures prises sous l’état d’urgence qui va revenir sur tous nos acquis sociaux. Et nous battre aussi pour regagner de l’autonomie quant à la gestion de notre santé, une des clefs de voute de nos vies et de nos luttes. Alors rendez-vous en manifestation, dès que nous pourrons…

Clara

[Communiqué FA] Sanitaire ou pas, non à l’état d’urgence !

Sanitaire ou pas, non à l’état d’urgence !

19 mars 2020

Comme toujours, c’est en période de crise, de guerre, de violence ou de pandémie que se révèle le fondement autoritaire des États. Et celui dirigé par Emmanuel Macron ne fait pas exception.

C’est au moment où la population est sous pression et tente de respecter au mieux les demandes des épidémiologistes pour freiner la progression du coronavirus que le gouvernement français décide de soumettre le pays à un nouvel « état d’urgence ». L’objectif est limpide et avoué : donner plus de pouvoir à l’Exécutif !

Alors qu’il est incapable de venir en aide aux sans-logis, alors qu’il maltraite les personnes enfermées dans les prisons et les CRA (1), alors qu’il refuse de donner des moyens pour la santé il faudrait octroyer plus de pouvoir à l’État français ? Au fond ce besoin d’autorité n’a-t-il pas pour but de nous imposer de ne pas combattre la machine capitaliste ? Travaille, consomme, confine ? Lire la suite

Qui n’a pas peur du covid19 ?

Lyon, le 16 mars 2020 + addendum le 17 mars 2020

La dangerosité du SRAS-CoV-2 (nom du virus) et sa maladie associée (CoviD19) n’est plus à prouver : le ratio nombre de morts / nombre de personnes contaminées démontre bien, partout dans le monde, et ce depuis fin décembre 2019, qu’il est bien plus élevé que pour la grippe saisonnière (le ratio pour la grippe étant de 0.35 % en moyenne là où il tournerait autour de 2 à 3 % pour le SRAS-CoV-2).


Avant le 11 mars 2020, nous n’étions pas en phase pandémique (c’est-à-dire une épidémie mondiale mal maitrisée). Les États, comme prévu par les simulations menées par des scientifiques et des officiels très régulièrement, devaient mettre en place des mesures pour protéger et empêcher le virus de se propager. Pour le dire franchement : cela n’a pas été fait correctement, pas pour nous faire peur, mais pour ne pas gripper la machine à cash de la consommation mondialisée. Les décisions prises ont une fois de plus privilégié l’argent à l’humain. Je n’en suis pas surpris, le capitalisme n’ayant aucune once d’humanité.

Lire la suite