LE MONDE LIBERTAIRE N°1833

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Edito :

MÊME PAS PEUR ?

Morts-vivants, spectres, revenants, squelettes…

La France aurait-elle peur ? Et la Belgique serait-elle en proie à la terreur la plus fétide ? C’est de saison sans doute. Sous le coup des aléas de l’histoire et des modes, une ancienne fête celtique a été remise au goût jour. Durant cette période, dit-on, la frontière entre le monde des morts et celui des vivants devenait perméable. Les revenants traînant parmi les vivants inspiraient la terreur. En retour, il convenait de faire peur aux revenants pour qu’ils retournent dans leur monde et fichent la paix aux vivants jusqu’à l’année suivante.
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APPEL À UN RASSEMBLEMENT DE SOUTIEN LE 4 NOVEMBRE AU TRIBUNAL JUDICIAIRE DE LYON, À PARTIR DE 14H

Depuis le 23/09, sept militants antifascistes lyonnais sont poursuivis par le parquet de Lyon pour une altercation avec les intégristes catholiques du groupe Civitas, un groupe qui prône l’instauration d’un régime théocratique en France avec la reconnaissance du catholicisme comme seule « véritable religion ». Cette altercation a eu lieu lors d’une marche contre le pass sanitaire, manifestation que ces groupes d’extrême-droite tentent de récupérer afin de diffuser leur idées nauséabondes (racisme, antisémitisme, islamophobie, homophobie, transphobie)

Sur les sept inculpés, quatre ont été immédiatement incarcérés après leur garde-à-vue suite à leur passage devant le JLD et trois sont soumis à un strict contrôle judiciaire.

Plusieurs éléments dans l’attitude de la Justice et du Parquet nous interpellent :

Malgré l’absence de plainte et d’ITT de la part des militants de Civitas, et alors que ces derniers se situent plutôt du côté des habitués du coup de poing et des agressions que de celui des victimes (comme l’illustre le cas d’ Alexandre Gabriac, ancien fondateur des Jeunesses Nationalistes, dissoutes par le gouvernement, condamné par la justice à plusieurs reprises, et actuellement cadre important de Civitas), le Parquet s’autosaisit et mène une enquête entièrement à charge contre les militants antifascistes : aucun des militants de Civitas n’a été officiellement convoqué ni auditionné pour s’expliquer sur l’altercation. Par contre, la Police les a bien contactés, sans que l’on puisse comprendre les liens entre les enquêteurs et Civitas, ni même qui a été contacté.
Le caractère exceptionnel de la procédure : une comparution à délai différé. Créée en 2019, cette procédure rarement utilisée garantit une justice expéditive et un passage obligatoire devant le JLD à l’issue de la garde-à-vue, qui peut alors incarcérer ou placer sous contrôle judiciaire, sans preuve ni jugement.
Lors de son troisième passage devant une JLD le mardi 26 octobre pour demander une mise en liberté (refusée), l’un des camarades incarcéré a eu droit à des interventions étonnantes de la part du Procureur et de la Juge. Le Procureur a en effet apparenté un militant de Civitas à un représentant de l’autorité publique. Quant à la juge, pour justifier – entre autres choses – le maintien en détention, elle a considéré que notre camarade était l’auteur de violences discriminatoires liée à l’appartenance supposée du ou des militants de Civitas à la mouvance d’extrême-droite. Pour finir, ce même camarade s’est vu proposer en prison un stage de déradicalisation ! Le Parquet, les juges et l’administration pénitentiaire n’ont visiblement plus peur de rien.

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[Communiqué FA] 17 octobre 1961 : 60 ans de déni 

Le 17 octobre 1961, des algériens se sont réunis, à Paris, pour appeler à la fin de la guerre d’Algérie et pour demander la fin de la colonisation du pays par la France. Ils n’étaient pas armés, simplement en manifestation. La police française, aux ordres du préfet Papon, couvert par l’Etat français, a, ce jour là, massacré des centaines d’algériens. Aujourd’hui encore, le nombre exact de morts n’est pas connu, toujours sous le sceau d’un secret malsain et volontaire. 

60 ans après, la défiance envers les populations reliées dans l’imaginaire collectif à l’Afrique du nord, est de retour dans le discours médiatiques, portée par les nostalgiques d’une époque révolue, où la France avait ses Colonies et où elle rayonnait par l’oppression de millions de personnes dans le monde. 

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LE MONDE LIBERTAIRE N°1832

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Edito :

Liberté ! Liberté chérie !

Ce joli mot de Liberté, gravé sur les frontons de la République, crié sur les barricades, murmuré dans les prisons et les bagnes… mais aussi brandi comme un étendard par les possédants, patrons et propriétaires, traîné à toutes les sauces et pour toutes les causes, scandé maintenant dans toutes les manifestations, ce joli mot nous le connaissons bien. Il est même un des fondements de l’Anarchie.
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[Relations Internationales] SOUTIEN À GIORGOS KALAITZIDISET NIKOS MATARAGKAS DU GROUPE ROUVIKONAS

Deux ans après le formidable élan de solidarité sans frontières qui
a permis à deux membres de Rouvikonas d’éviter la prison, une nouvelle
menace d’une ampleur sans précédent plane au-dessus du groupe. Un
procès kafkaïen attend Giorgos et Nikos le 13 octobre prochain, sur la
base de fausses accusations. Cette tentative de criminalisation du
mouvement social peut coûter la prison à vie à ces deux militants
politiques. Leur groupe, pourtant irréprochable et exemplaire, est
manifestement devenu trop gênant. Une nouvelle mobilisation
internationale s’impose.

Les faits : le 7 juin 2016, un trafiquant de drogue est exécuté à
Athènes, dans le quartier d’Exarcheia. Cette exécution est
revendiquée par un collectif d’autodéfense appelé « Milice du
peuple armé » qui déclare que le trafiquant de drogue avait un
comportement violent, menaçant et dangereux à Exarcheia, à la fois
envers les membres du mouvement social et les habitants du quartier.

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LE MONDE LIBERTAIRE N°1831

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Edito :

BAC, TON PASS D’ABORD…

Rentrée, mot magique, maudit. Synonyme de retour àla vie sérieuse, travailleuse, « obéisseuse ». Ton petit chef t’attend prêt à te faire payer la fin de ses propres vacances. Ton chef, tu le retrouves au bureau, à l’usine, au bahut. Tu es soignant.e, tu es pompier, tu bosses en contact avec le public… t’es vacciné.e ? T’as ton pass ?

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[79ème congrès] Des libertés encore et toujours menacées

Motion de la Fédération Anarchiste adoptée au 79ème congrès de Merlieux le 22 août 2021  

Le climat social est à l’inquiétude : une crise sociale, une crise sanitaire, une crise économique…  
Surfant sur le malaise sociétal, l’État en profite pour renforcer l’appareil sécuritaire et répressif afin de satisfaire un électorat toujours plus conservateur.


 
Depuis le mouvement des Gilets jaunes, les forces de l’ordre macronien ont toute latitude pour réprimer avec virulence les manifestations, et les mutilations furent nombreuses. Les ministres de l’intérieur successifs déclarent soutenir et couvrir les comportements des forces de répression.  
Certains propos sont insultants à l’égard des victimes. Pendant ce temps, le reste du gouvernement regarde ailleurs, tout comme la classe politique parlementaire.  
 
La manipulation est En Marche : l’action coordonnée du pouvoir et des médias aboutit à une insécurité dans les esprits et permet de faire adopter des lois et des décrets liberticides en toute quiétude.  
 
Il est ainsi possible de renforcer le contenu des fichiers d’individus « sous contrôle ». Personne ne s’en offusque. Les organisations qui ont attaqué le décret devant le Conseil d’État ont perdu.  
 
Nous assistons à la robotisation du contrôle des populations : les algorithmes, la géolocalisation, le contrôle des messageries, les drones, la vidéo-surveillance, et maintenant le QR-code… Tout un arsenal technologique et juridique transforme insensiblement nos États dits de droit en États policiers, et nos sociétés réputées libres en société de la peur, où la suspicion suspend la solidarité et fait de l’hospitalité un délit pénal.  
 
Le dispositif législatif s’est largement développé durant cette crise. L’arbitraire policier s’est épanoui.  
Les libertés des simples individus sont bien faibles devant les juges.  
 
La Fédération Anarchiste avait dénoncé la proposition de loi dite « de sécurité globale », notamment le célèbre article 24 visant à interdire les images des forces de l’ordre en pleine action, et plus généralement le dispositif qui donnait sans contrôle des pouvoirs exorbitants aux policiers municipaux. Le Conseil constitutionnel a eu une position curieuse : il a déclaré inconstitutionnel le contenu de l’article 24 reformulé, mais il a admis d’autres dispositions liberticides. C’est tout le texte qui porte atteinte aux libertés publiques et qu’il faut supprimer.  
 
Il s’agissait d’une tactique consistant à inscrire dans un texte une énormité juridique qui sera évidemment annulée pour faire passer le reste tout aussi dangereux.  
 
Récemment le Conseil d’État, saisi du Schéma national du maintien de l’ordre, en a remis en cause certaines dispositions. Même tactique qu’au Conseil constitutionnel, on annule le plus gros pour faire passer le reste. Ainsi la « nasse » est supprimée pour le moment car trop attentatoire aux libertés.  
Quatre dispositions visant la liberté d’informer sont aussi annulées. Restons prudents, quantité de dispositions annulées réapparaissent dans d’autres textes, les rédacteurs profitant de l’absence de vigilance.  
 
Dans les mois qui viennent, élections présidentielles et législatives obligent, face à la montée des extrême-droites, la classe politique professionnelle, droite et gauche confondues, fera assaut de mesures restrictives et attentatoires aux libertés publiques. La Fédération anarchiste prendra toute sa place dans la lutte contre l’établissement d’un État toujours plus policier et réactionnaire.  


Fédération Anarchiste

[79ème congrès] Motion concernant le Service National Universel (SNU)

Motion de la Fédération Anarchiste adoptée au 79ème congrès de Merlieux le 22 août 2021

Après une première phase « test », en juin 2019, au cours de laquelle 2 000 volontaires âgés de 15 et 16 ans avaient pu essuyer les plâtres d’un programme aberrant, rétrograde, nationaliste et autoritaire, après une deuxième phase durant l’été 2020, repensée a minima en raison de la pandémie liée à la COVID 19, l’État revient à la charge, maintient son calendrier et compte bien rendre pérenne et obligatoire le Service National Universel (SNU).
Lors de son 78e congrès, en juin 2019, la Fédération anarchiste entendait signifier son opposition stricte au SNU (voir la motion « NON, le Service National Universel ne passera pas ! »), une position que nous réaffirmons aussi fermement qu’il y a deux ans, d’autant plus que les contours du programme, alors balbutiant, apparaissent maintenant de manière bien plus claire.


Rappel de l’épisode précédent…

On se souvient, en juin 2019, des images de jeunes en uniforme bleu marine, casquette et cocarde tricolore sur la poitrine, au garde-à-vous, chantant la Marseillaise devant caméras, préfets et ministres enthousiasmés à l’idée de participer à leur manière bien particulière à l’éducation de 2 000 volontaires soigneusement triés sur le volet. La communication devait être parfaite car l’enjeu était de taille ! Il s’agissait bien de promouvoir deux semaines d’encasernement, rythmées par les lever de drapeau, les chants patriotiques, le sport, les formations aux premiers secours et aux valeurs de la République, les cours d’histoire les récitations chorales du roman national…
Ni la rudesse le l’encadrement fraîchement sorti de St Cyr, ni les séances punitives de pompes collectives, ni les syncopes dues aux longues commémorations d’un 18 juin particulièrement chaud ne semblaient alors émousser la motivation des jeunes volontaires acquis à la cause nationale, et dont une très grande partie disait s’accommoder sans peine du bleu, du kaki et du traitement qui va avec puisque au moins deux de ces ingrédients feraient sans doute partie de leur métier à venir…

Cette année

Ce qui concernait 2 000 volontaires en 2019 devrait concerner à l’horizon 2024, de manière progressive, 800 000 enrôlés, bien évidemment, de manière obligatoire !
D’ici là, puisque la deuxième étape de la mise en place du SNU n’a pas pu avoir lieu exactement comme prévu en 2020, il s’agit de ne surtout pas rater le rendez-vous de 2021, quitte à revoir les effectifs à la baisse : ce seront finalement 18 000 jeunes qui participeront au SNU partout en France, contre les 150 000 prévus. Et pour les trouver, comme pour les encadrer, le gouvernement a mis les petits plats dans les grands : référents SNU dans certains lycées, coordinations départementales, ouverture des Contrats d’Engagement Éducatif (CEE) aux militaires, obligation faite aux associations et fédérations d’éducation populaire de signer une déclaration commune « afin de renforcer leur action dans la lutte contre le séparatisme », les engageant à « aider les populations à retrouver fierté dans la Nation et confiance dans la République » et leur interdisant de questionner les contours de ce « socle républicain » etc.

Contre la soumission de la jeunesse…

Pour défendre le SNU, Emmanuel Macron répète qu’« il ne s’agit pas de réinventer le service militaire mais de donner à la jeunesse de France des causes à défendre, des combats à mener dans les domaines social, environnemental, culturel »1.

La « jeunesse de France » n’aurait selon lui plus goût à rien ? Elle manquerait d’engagement, d’implication ou d’idées ? En bref, les jeunes auraient bien besoin qu’on les secoue ! C’est oublier un peu vite son implication contre la « loi Travail », pour la défense des retraites, contre les réformes Blanquer. Les jeunes se mobilisent en soutien aux exilés, font grève contre l’inaction climatique… En fait, les raisons de s’engager ne manquent pas, et Macron en donne déjà pas mal !
Derrière la prétendue volonté de valoriser l’engagement des jeunes, il faut voir une politique faisant de la jeunesse une menace, un ennemi intérieur, voire « séparatiste » !
A ce sujet, Sarah El Haïry, secrétaire d’état chargée de la Jeunesse et de l’Engagement déclare que « chanter « la Marseillaise » et donner du respect au drapeau font partie d’un moment d’unité citoyenne. Donc si, au cours du séjour, un jeune refuse de chanter « la Marseillaise », d’assister au lever des couleurs, ou de porter l’uniforme, il devra quand même s’y conformer »2. On imagine facilement que le développement de l’esprit critique et le débat ne seront pas vraiment les priorités du SNU. On peut également s’interroger sur les moyens à disposition pour obliger les jeunes à « se conformer »…

Loi de programmation des universités limitant considérablement les mobilisations étudiantes, manipulation syndicale, SNU obligatoire, répressions policières en tout genre, etc. Tout ceci procède de la même logique : ce que veut le gouvernement, ce n’est pas que la jeunesse s’engage, c’est qu’elle marche au pas !

Malgré les efforts du gouvernement pour faire la pub du SNU, qui peut sérieusement penser qu’un programme directement inspiré de l’univers militaire permettra de répondre aux inquiétudes légitimes de la jeunesse ? Que le port de l’uniforme annule les inégalités dont certains se sentent à juste titre les victimes ? Que passer deux semaines à réciter le roman national répondra à la colère d’une partie de la jeunesse qui doute du fait que la République les traite à égalité ? Ça n’était pas vrai durant le service militaire, ce ne sera toujours pas le cas avec sa nouvelle version.

En 2018, le SNU a changé de ministère de tutelle. Passant de celui de la Défense à celui de l’Éducation nationale. Cette grande institution qui a massivement recours aux contrats précaires, qui méprise et maltraite ses personnels et ses élèves. Ce ministère pour lequel on nous répète depuis des années qu’il n’y a pas « d’argent magique ». On serait en droit de se demander si le budget faramineux alloué au SNU ne serait pas mieux utilisé à recruter de nouveaux enseignantes et enseignants, à faire baisser le nombre d’élèves par classe, bref, à mettre en place une vraie politique d’éducation qui viserait l’émancipation des élèves et le développement de leur esprit critique en se basant sur des professionnels dont c’est le quotidien…

… Et les remises en causes répétées des droits de travailleurs

Le gouvernement ne cesse d’expliquer la grande valeur éducative du SNU, en énumérant les associations d’éducation populaire intégrées au programme. Et il est vrai qu’elles sont nombreuses.

Ces associations, qui représentent, 680 000 personnes salariées et 6 millions de bénévoles se retrouvent donc vidées de leur sens, dépolitisée, chargées de l’application des politiques publiques et privées de subventions si elles refusent de « se conformer ».

De plus, tous les jeunes passant par le SNU devront, à la suite des deux semaines en « brigades », effectuer « 84 heures de mission d’intérêt général (MIG), à réaliser dans l’année qui suit le séjour de cohésion au sein d’un service public, d’une association, d’une collectivité, d’un corps en uniforme, etc. »3. Autrement dit, les jeunes remplaceront des emplois aujourd’hui occupés par des employés qui ont un salaire, une convention collective ou un statut, la possibilité de s’organiser syndicalement, des droits individuels et collectifs. Ils seront très vivement encouragés à poursuivre leur engagement volontaire par un service civique, dans les mêmes conditions de précarité.

Nous devons nous opposer au SNU !

Derrière la communication gouvernementale, on comprend facilement que le Service National Universel est une opération de soumission de la jeunesse, autoritaire et anachronique, complètement déconnectée des principaux concernés et d’un mépris absolu pour celles et ceux qui ont choisi pour métier d’accompagner les plus jeunes dans le développement d’une pensée libérée, émancipée et faisant du doute et de la critique les fondements d’une société saine et démocratique.

Aujourd’hui et demain, comme nous l’avons fait au temps du service militaire, par l’information auprès des jeunes et des parents, par diverses actions décentralisées, en lien avec les associations et syndicats refusant cette vaste entreprise d’embrigadement nationaliste et patriotique, la Fédération anarchiste fera tout pour enterrer le SNU

Fédération anarchiste


1 http://www.lemonde.fr, 31/01/18
2 http://www.leparisien.fr, 10/01/21
3 http://www.education.gouv.fr

Contre la haine, pour l’Anarchie !

Le 15 août 2021

Profitant des récentes mesures gouvernementales indigentes de contrôle social par QR Code et puisant dans une pensée obscurantiste, réactionnaire et négationniste, l’extrême-droite redéploie en toute impunité son discours nauséabond et raciste dans l’espace public, discours bien trop largement relayés.

Les effets sont immédiats : agressions de militants syndicalistes et politiques se revendiquant des traditions de lutte de classe lors de manifestations contre le « pass sanitaire », détérioration par des tags antisémitismes d’une stèle en l’honneur de Simone Veil, femme politique déportée car juive et dégradation de locaux syndicaux et militants.

Contre l’État, gestionnaire calamiteux et discriminant de l’épidémie de Covid-19 et contre l’extrême droite rétrograde et antisémite, la Fédération anarchiste poursuit la lutte.

Elle exprime aussi sa solidarité avec les victimes des exactions perpétrées par les nervis de l’extrême droite.

Nous ne reconnaissons aucune frontière entre les humains, aucun État, aucune « race », l’Humanité n’étant qu’une. Nous luttons contre tous les obscurantismes, contre les superstitions, contre les religions. Nous abattrons ce qui nous divise pour renforcer ce qui nous rassemble.

Vers l’anarchie, toujours.

Les Relations Extérieures de la Fédération Anarchiste