LE MONDE LIBERTAIRE N°1826

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Edito :

TIQUES, TICS, ÉTHIQUE

Mars arrive, c’est le printemps qui revient, les bourgeons, les jours qui rallongent. Mais ce n’est pas tout : en mars, on commémore à tout va. Ironie ? Certainement pas ! Deux anniversaires, en cette année 2021, et non des moindres : celui de la révolte des marins de Kronstadt, il y a cent ans, et bien sûr le 150 e anniversaire de la Commune de Paris. Moins connue, sans doute, l’effervescence révolutionnaire de mars 1886, dans le bassin industriel mosan, marque pourtant un tournant dans l’histoire du mouvement anarchiste en Belgique. Pour rappel, comme on le lira dans le dossier Histoire, c’est déjà une commémoration de la Commune de Paris qui mit le feu aux poudres à Liège.

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FRANÇOIS RUFFIN, AUTORITAIRE COMME LES AUTRES

En tant qu’anarchistes, nous n’avions que peu de doute sur la teneur idéologique de François Ruffin. Après tout, nous avons déjà connu les Chevènement et autres, qui nous vendaient que le patriotisme de gauche pouvait exister et qu’il ne pouvait pas être comparé à celui de droite. Pourtant, il suffit de mettre en parallèle les dires de Ruffin sur les frontières (et leur besoin d’être fermées même aux humains), sur la production (France first … pardon la France d’abord), sur la gestion des outils de production (nationalisation pour un contrôle des salariés par L’État, ça les changera des PDG, mais surtout pas d’autonomie) avec ceux des tenants de lignes bien loin de ce qu’on appelle « gauche », pour comprendre que sa gauche part à droite à toute vitesse.

Mais là, il décide de s’en prendre frontalement aux anarchistes.

Nous avons lu que c’était peut-être une erreur. En donneur de leçon permanent, moult fois Ruffin affirme avoir une connaissance accrue de l’histoire des luttes… Donc disons-le, nous ne croyons pas à l’erreur.

Avouons que nous étions habitués à voir les trotskistes faire mine de confondre l’autoritarisme capitaliste avec un anarchisme. C’est de bonne guerre et ils ne vont quand même pas dédire le maître à penser Trotski qui a fait massacrer les anarchistes à Kronstadt. Faut bien entretenir le mythe de la « révolution sauvée » quand en fait s’installait simplement le carcan de l’État centralisateur et dictatorial soviétique, terminé par cet acte. Et que dire des fans de la République qui nous expliquent que les Versaillais n’avaient pas trop le choix face aux Communardes et Communards, pas d’autres choix que de les massacrer, tout en continuant à nommer des rues au nom du bourreau Thiers pour enterrer, faire oublier, ce moment de l’histoire.

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LE MONDE LIBERTAIRE N°1825

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Edito :

MOURIR, C’EST PARTIR BEAUCOUP.

Le noir nous va si bien, à ce qu’il paraît. Alors voyons un peu, du drapeau noir de l’anarchie au noir du crêpe voilant nos deuils, ce que peut nous réserver ce dossier spécial « Mourir, c’est partir beaucoup ». D’accord, parlons-en, nous a-t-il été répondu. Mais alors sans façon, ou plutôt cent mais alors cent sans. Car il y a bien des façons d’en parler, de la camarde. On peut même arriver à s’en humuser ! La sienne, celle des autres, de celles et ceux qu’on aime, la mort tout court, celle qui survient sur le tard, ou qui tombe trop tôt. Elle vient à nouveau d’éclaircir nos rangs, la faucheuse, soit dit au passage, en nous privant de notre compagnon Alexandre Skirda, l’anar du quai Saint-Michel.

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[Communiqué FA] Le fichage, vieille arme de l’État !

Lundi 4 janvier, le Conseil d’État a jugé en référé que la police et la gendarmerie pourront ficher les activités et opinions politiques, les appartenances syndicales et les données de santé au nom de la sécurité publique, de la sûreté de l’État définie comme recouvrant les « intérêts fondamentaux de la Nation » (laissées totalement à l’appréciation de la police). Ces textes prolongent le projet de loi « sécurité globale », dont les données recueillies pour la surveillance de masse (drones, caméras, reconnaissance faciale, réseaux sociaux) vont pouvoir être centralisées dans ces fichiers, ce qui n’était pas le cas auparavant.

La requête en référé émanait des organisations syndicales CGT, FO, FSU et d’associations de défense des droits humains (GISTI, etc..). Et nous pouvons être surpris, déçus, d’une forme de satisfaction de ces organisations après le rendu. Ce serait mois pire que le pire…

Nous autres anarchistes, ne sommes pas surpris de l’utilisation du fichage. Les États ont toujours eu besoin, pour se maintenir, de réseaux de renseignements forts, pour contrôler leurs populations par un fichage systématique. Penser que cela ne serait propre qu’aux régimes totalitaires, c’est se mentir profondément. Un État, ce sont des fichiers fiscaux, de polices, de renseignements, médicaux, etc… Le fichage est au cœur de cet outil de privation de liberté qu’est l’État.

Pour mémoire, ce n’est qu’après une forte mobilisation que le décret instituant le fichier EDVIGE avait été retiré en novembre 2008…

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LE MONDE LIBERTAIRE N°1824

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Edito :

« AH, MISÈRE DE MISÈRE ! »

Ne t’étonne pas de retrouver un flic en couverture pour un dossier sur la misère sociale. Quoi d’autre qu’un redoutable chien de garde pour repousser les malandrins loin des palais. Quoi d’autre qu’un bon chien de berger pour faire avancer le peuple vers son pâturage où pousse l’exploitation parsemée de touffes de misère.

Mais, dis-moi, ne trouves-tu pas que c’est le comble de la misère sociale pour un humain que d’endosser un uniforme de flic ou de militaire pour aller massacrer d’autres humains ?

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LE MONDE LIBERTAIRE N°1823

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Edito :

Bienvenue dans ce Nouveau Monde… libertaire. Notre copain Baalbeck passe le relais pour la maquette. Il avait pris cette responsabilité dans l’urgence, découvrant tout, domptant la bestiole pour permettre au Monde libertaire papier de poursuivre sa route. Merci à toi compagnon.


Merci et chapeau bas. Pour la suite, bienvenue à Philippe qui met son savoir-faire de pro au service du journal.

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LE MONDE LIBERTAIRE N°1822

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Edito :

Ce mois-ci, dans le dossier thématique, on vous parle de l’ajustice.

L’ajustice, avec un petit « a ».
L’ajustice, kézako ?
L’ajustice, c’est comme l’anarchie, mais en moins bien.

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LE MONDE LIBERTAIRE N°1821

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Edito :

Petite confidence : le comité de rédaction du Monde libertaire, c’est une femme et cinq hommes. Tu as vu la parité…
Par contre, nous recevons de plus en plus d’articles écrits par des auteures.
Donc, pour faire court : réunion téléphonique du CRML, question qui tue : « Une idée pour le thème du dossier ? » Une femme, cinq hommes qui réfléchissent. Et une voix féminine : « On pourrait faire un dossier sur la contraception masculine… »
Sur ce coup, on était loin du marronnier : rentrée scolaire, beaujolais nouveau, chasse, chute des feuilles et bientôt l’hiver.
Mais la question était « Qu’est-ce qui est le plus facile, disserter sur la vasectomie ou alors sur le poids d’un cartable ? » Avec ou sans masque.
Je t’invite donc à feuilleter ce nouveau Monde libertaire « Tu n’en reviendras pas » de la richesse du dossier. Merci pour les témoignages.
Pas fréquent de lire que le contrôle des naissances est l’affaire de tou.te.s. Écriture inclusive de rigueur.

« Et puis et j’allais dire déjà » il y a des articles qui donnent le sourire : Le groupe La Mistoufle de Dijon et son Centre Social Autogéré,
Le LéØ (Laboratoire écologique Ø déchet). Le point commun entre les deux ? Une foutue solidarité et des centaines de repas distribués malgré le Covid qui rodait. Chapeau bas.

Un autre qui donne la patate : La ZAD de la Zablière, « Regarde bien petit », ça se passe quelque-part en Belgique « entre ciel et moulin ».

Et puis, y’a cette nouvelle, arrivée un triste jour. Là-bas en Italie « avec sa faux des quatre saisons » la mort a coupé la route à David Graeber. Nous publions un de ses articles glané sur la toile. Tout simplement parce que ses réflexions de demain commencent déjà à nous manquer.

But the revolution must go on !

Bonne lecture.

[Communiqué FA] Un professeur est mort,encore.

Le 18 octobre 2020

En France, Samuel Paty est mort, parce que professeur, parce qu’il faisait son métier, parce qu’il a tenté d’amener l’esprit critique aux enfants dont il avait la charge. Notre soutien se porte vers ses proches et ceux qui le connaissaient.

Son assassin l’a décapité au nom d’une idéologie qui, dans bien des endroits du monde, s’en prend à tout ce qui ouvre les humains à plus de liberté : les écoles et ceux qui œuvrent à apporter le savoir, les militants pour la sécularisation des religions, les militantes pour l’égalité femmes-homme, etc…
Ce n’est pas le premier professeur, dans le monde, qui tombe au nom de l’idéologie de l’islam politique. Ces réactionnaires tentent d’imposer par la peur, par l’autocensure, leur vision du monde basée sur une lecture rigoriste d’un livre, et dans leur cas qu’ils pensent saint. Tous les tenants de ces idéologies réactionnaires mortifères, d’où qu’elles viennent, savent qu’ils trouveront des soldats, parfois simplement en s’appuyant sur les plus déclassés par notre société, en attisant pour leur dessein les haines et les identitarismes.

Il ne suffira pas de faire la chasse à leurs idées. Encore moins d’amalgamer comme, ils en rêvent, tous les croyants d’une religion en un grand ensemble belliqueux. Il faut leur couper l’herbe sous le pied !

Pour nous anarchistes, cela ne pourra se faire que par l’émergence d’une société réellement égalitaire, libre, où chacun et chacune aura sa place en tant qu’individu.e. Il faut aussi soutenir les luttes pour la sécularisation des religions dans le monde, à minima. Et nous, anarchistes, souhaitons, luttons pour la disparition à terme des religions et superstitions, l’abolition des frontières, des classes et faire vivre l’entraide à l’échelle du globe. Les États et leurs guerres, les Religions et le Capitalisme se nourrissent les uns les autres au détriment des Libertés.

Nous ne pouvons pas nous contenter d’une simple condamnation sans imaginer et commencer à mettre en œuvre les changements de société nécessaires à la disparition des carcans qui nous enferment.

Nous ne pouvons nous contenter de compter les morts, d’une pseudo « unité nationale » et de retourner au silence.

Nous le devons à toutes celles et ceux intimidé.e.s, malmené.e.s, tué.e.s au nom de la réaction et l’envie d’imposer une vision rétrograde de la société, d’où que cela vienne.

Ni Dieu, ni maître, ni État, ni patron.

Les Relations Extérieures de la Fédération Anarchiste

LE MONDE LIBERTAIRE N°1819 et 1820

Suite à des problèmes internes à l’équipe du Monde Libertaire, ces deux numéros n’ont pu sortir comme prévu pour le premier début juillet et pour le second début septembre. Ils sortent donc début septembre tous les deux à quelques jours d’intervalle. 

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Edito : 

« Ils ont un drapeau noir en berne sur l’espoir… ». Nous ne donnerons pas dans le monochrome, n’en déplaise à Soulage. Nous avons voulu un numéro d’été riche en lumière, en couleurs. Alors ce dossier consacré à l’art dans l’anarchie, à l’anarchie dans l’art, à l’art narchie… Pour vous accueillir, Paul Signac et sa toile « Au temps d’harmonie :l’âge d’or n’est pas dans le passé, il est dans l’avenir. ». Son histoire ? Fin du XIXe siècle, de nombreux artistes partagent les idées anarchistes. Paul Signac, en réponses aux attentats, décide de peindre une toile où seraient représentés les idéaux anarchistes. Et ce sera une toile de 4m par 3. L’art, comme l’anarchie, se nourrit de patience, commencée en 1 893, elle ne sera achevée qu’en 1 895. Dans le même temps, Signac propose à son ami le peintre Henri-Edmond Cross de réaliser une toile sur le même thème. Et ce sera « L’air du soir » (1 893-1 894). Entre le premier coup de pinceau de Signac et la fin de sa toile, le 25 juin 1894, à Lyon Sadi Carnot est assassiné. Viendra la 3 e loi scélérate, loi du 28 juillet 1 894, qui interdira toute propagande anarchiste. Le tableau de Signac devait initialement s’intituler Au temps d’anarchie…

Mais revenons au dossier. Nous n’avons, bien sûr, pas exploré toutes les formes d’art possible, l’art n’a pas de limites. « Dis-donc, Il y a un trésor dans la maison d’à côté. /-Mais, iln’ya pas de maison à côté !/- Alors nous en construirons une. ». Pas de limites…
Un mathématicien dirait de « moins l’infini » à « plus l’infini ». Nous ne soutiendrons pas les artistes du « moins l’infini » qui tirent l’esprit humain vers le bas, le normalisé, le courtisé, l’inféodé, l’institutionnalisé ou le simple foutage de gueule. Nous rejoindrons les autres « Ilya vingt-mille ans qu’ils sont à leur fenêtre, /Ilya vingt-mille ans qu’ils crient dans le désert! »

Un compagnon, à la fin de son article, fait un rappel que je lui emprunte « Extrait des Principes de base de la Fédération Anarchiste – Nos objectifs – : Les anarchistes luttent pour une société libre, sans classe ni États, ayant comme buts premiers : « … L’égalité dès la naissance des moyens de développement, c’est-à-dire d’éducation et d’instruction dans tous les domaines de la science, de l’industrie et des arts . »

Edito : 
Tout d’abord il nous faut vous demander de nous excuser pour le très gros retard du magnifique numéro d’été ; Trop d’articles et illustrations à traiter (96 pages au lieu de 56), coup de « fiu » d’une rédaction toujours sur la brèche, pause estivale (bien méritée) de l’imprimerie, virus assassin, canicule terrassante… la liste est longue des mauvaises raisons pour avoir raté l’obstacle… Promis nous en tirerons les conséquences.

Mais donc, c’est la rentrée. Pendant l’été, la Macronie s’est aiguisée les dents. Les stocks de lacrymos, de protège-tout, de tonfas et grenades, de drones sont bien en place. Et les amendes tombent dru, comme les feuilles en automne. Amendes pour imposer le port du masque, amendes pour imposer l’absence de masque, amendes pour manifestation interdite, amende pour regroupement interdit, etc. etc. Alors que l’État respecte de moins en moins ses propres lois, c’est par tous les moyens qu’il s’affaire à nous les imposer. La doctrine étatique c’est : « Meurtrir les chairs – vider les porte-monnaies ». L’assaut libéral contre tout ne peut passer qu’en force, il s’agit que chacun prennent peur et reste à la maison à manifester – ou s’endormir – sur son canapé comme l’immense majorité des des 66 millions de confinés du printemps dernier. D’autres se seront donnés l’illusion d’agir en cliquant sur une des mille pétitions réclamant le « monde d’après ».

Mais pendant l’été les anarchistes aussi se sont aiguisés, que ce soit mi-juillet aux Reclusiennes ou mi-août aux Rencontres anarchistes organisées à Merlieux par le groupe Kropotkine de la Fédération Anarchiste. Des moments de camaraderie et d’organisation ; quand l’épée se renforce, ainsi fait le bouclier… Mais renforcer les banderoles ne suffit pas, il nous faut être offensif, prendre l’initiative en démontrant par les faits que l’anarchie n’est pas le chaos brutal que la presse se plaît à dépeindre, mais une forme d’organisation de la cité qui permet à toutes et tous de prendre ensemble les meilleures décisions.
Ainsi l’incroyable succès des coopératives alimentaires du groupe Henri Poulaille de Saint Denis doit faire des émules. Que mille fleurs fleurissent , disait le sanguinaire président Mao, nous dirons ici Que mille coopérateurs s’auto-organisent , sans chefs, sans salariés et sans bureaucratie, pour décider de ce qui remplira leur assiette.
Coller, tracter, manifester c’est nécessaire, mais d’une efficacité des plus modestes… ce n’est qu’au sein même des activités quotidiennes les plus triviales que nous pouvons convaincre du bien fondé de nos idées, et les mettant à l’œuvre ! Et le moment des « courses » est devenu celui de l’action politique. La voie est maintenant bien pavée, c’est facile nous disent les Dionysiens ; il ne s’agit plus que de s’y coller et accélérer un mouvement d’ensemble, fédéral, au sein duquel à l’image des Diony Coop du 9-3, l’individu ne peut bloquer le groupe, ni le groupe oppresser l’individu !

Le pouvoir est bout du panier ; sous les paniers, la rage !