[Communiqué FA] Face à l’antisémitisme, solidarité et action

01/02/2018

Après l’incendie de l’Hypercacher de Créteil, 3 ans jour pour jour après l’attentat de l’Hypercaher de la porte de Vincennes, avec toute la symbolique haineuse que cela porte, l’agression d’un enfant de 8 ans portant une kippa à Sarcelles et d’une jeune femme portant l’uniforme d’une école privée juive s’ajoutent à une continuité d’actes antisémites intolérables et toujours aussi virulent commis en France depuis bon nombre d’années.

Si nous combattons les pouvoirs oppresseurs des religions, nous ne laisserons pas passer des actes basés sur le racisme ou l’antisémitisme, sur la haine d’une appartenance religieuse réelle ou supposée. Il ne s’agit pas simplement de relent du passé, car nous savons que l’antisémitisme n’a jamais totalement disparu et se décomplexe de plus en plus ces dernières années. Il est attisé par les discours identitaires, fondamentalistes, intégristes, nationalistes,conspirationnistes, confusionnistes qui prolifèrent au grand bonheur des extrêmes droites.

Nous luttons et lutterons encore contre tout mouvement ou parti qui aurait l’envie de se servir de ces faits pour monter les supposées « communautés » les unes contre les autres ou stigmatiser qui que ce soit d’autre que les agresseurs. L’antiracisme en tant que composante des idéaux émancipateurs récuse tout essentialisme.

Nous condamnons avec la plus grande fermeté ces actes intolérables. Nous serons de tous les combats contre les haines.

La Fédération Anarchiste

Version PDF : communiqué FA Face à l’antisémitisme, solidarité et action

[Communiqué FA] Tirons l’anarchiste Soheil Arabi des pattes de la théocrature iranienne !

En Iran, pendant une dizaine de jours à partir du jeudi 28 décembre, la « révolte des va-nu-pieds » s’est diffusée, sans leader ni mots d’ordre, dans 142 villes de l’ensemble des 31 provinces.

Parmi les participants, beaucoup de jeunes, de femmes, de personnes pauvres, protestant contre leur misère économique, mais aussi contre l’emprise étouffante de la théocrature régnante.

Alors que le précédent mouvement de 2009 plaçait ses espoirs dans l’élection d’un président « réformateur », cette fois les slogans s’attaquaient à toutes les factions qui se partagent le pouvoir : « À bas la dictature ! ». Ainsi voitures de police, bâtiments publics, centres religieux, sièges des Bassidjis (milices islamiques) ont été attaqués et parfois incendiés.

Les réformateurs du président Hassan Rohani et les ultra-conservateurs du « Guide suprême » Ali Khamenei, ont défendu la survie de ce régime corrompu par une violente répression contre les « fauteurs de troubles en guerre contre Dieu », faisant officiellement 21 morts et un millier d’arrestations, certainement beaucoup plus.

Des groupes anarchistes étaient présents dans ces événements, notamment le « Cercle Libre de Téhéran ». Mais le journaliste anarchiste Soheil Arabi, s’il a pu envoyer un texte pour soutenir les révolté-e-s et les encourager à renverser le régime, n’y a pas participé directement puisqu’il est derrière les barreaux de la prison d’Evin depuis novembre 2013. Il a été accusé de « propagande contre l’État », « apostasie », « blasphème contre le Prophète et insulte à la sainteté », pour avoir publié des photos du soulèvement de 2009, caricaturé Khamenei, et posté des articles sur internet.

Condamné à mort par la Cour criminelle de Téhéran, sa peine à été commuée en sept ans et demi d’incarcération. Le 23 septembre 2017, il a entamé une grève de la faim : « Ici, énoncer la vérité est interdit mais je suis un anarchiste et, pour moi, il est interdit d’interdire. Ne me demandez pas de garder le silence alors que le silence est la plus grande des trahisons. Je veux être la voix de tous les libres penseurs enfermés : Mahmoud Behshti-Langeroudi, Ali Shariati, Youssof Emadi, Arasch Manouchehr, Mohamad-Ali Sadeghi, Sowada Aghasar et les autres amis enchaînés au bloc 7. »

Le 24 janvier, Soheil a entamé une seconde grève de la faim en solidarité avec deux prisonnières politiques Aténa Daémi et Golrokh Ebrahimi. Ses geôliers l’ont transporté à la prison du Grand-Téhéran.

Dès son arrivée, il a reçu des coups de bottes et matraques sur le dos, le visage et les pieds : « Ici ce n’est pas Evin. C’est le bout du monde, l’enfer. Ta grève de la faim ne sert à rien et personne ne t’entendra ».

La Fédération anarchiste l’a entendu et utilisera ses moyens, tels Le Monde Libertaire et Radio Libertaire, pour que Soheil Arabi et plus largement les prisonniers en Iran, soient soutenus et libérés.

La Fédération Anarchiste

Pour en savoir plus que Soheil Arabi : A propos de Soheil Arabi

Le communiqué en persan : Soheil-FA-Persan

[Communiqué FA] Non aux bombardements turcs sur le canton d’Afrîn !

Depuis plus d’une semaine, l’armée turque ainsi que son aviation pilonnent le canton d’Afrîn, géré par les Kurdes, de la Fédération démocratique de Syrie du Nord faisant partie du Rojava. Après avoir promis de raser cette région, Erdogan n’hésite pas à employer des mercenaires et s’appuyer sur des groupes considérés comme terrorsites par la coalition internationale tel que « Hayat Ahrar al-Sharm » pour arriver à ses fins alors qu’Afrîn est une zone de refuge qui a accueilli près de 400 000 personnes  fuyant la guerre civile en Syrie.

Nous dénonçons et condamnons ces attaques turques contre les peuples d’Afrîn, nous condamnons aussi le silence assourdissant des « grandes puissances » ainsi que la collaboration de l’Etat allemand fournisseur d’armes de la Turquie.

La Fédération Anarchiste apporte tout son soutien aux peuples d’Afrîn et à toutes celles et ceux qui résistent à l’oppression étatique en Turquie, au Kurdistan et ailleurs.

Que vive Afrîn, vive le Rojava !

La Fédération Anarchiste

Pour télécharger le communiqué au format PDF : FA communiqué soutien à Afrîn

[communiqué Groupe] Pas d’aéroport mais l’Etat veut casser les alternatives

Les membres du groupe Graine d’Anar se réjouissent de l’abandon de l’aéroport de Notre Dames des Landes, cela confirme une fois de plus (à celles et ceux qui en douteraient encore) que les luttes, lorsqu’elles tiennent dans le temps, peuvent faire plier même l’État.

C’est en effet une bonne nouvelle mais elle n’est qu’une partie de ce que portait la ZAD.

Pour mémoire, voici les attentes exprimées par les habitants de la ZAD,  issues d’un texte collectif signé par un nombre impressionnant d’individu.e.s, d’associations et de groupes et partis politiques :
– La nécessité pour les paysan-ne-s et habitant-e-s expropriés de pouvoir recouvrer pleinement leurs droits au plus vite.
– Le refus de toute expulsion de celles et ceux qui sont venus habiter ces dernières années dans le bocage pour le défendre et qui souhaitent continuer à y vivre ainsi qu’à en prendre en soin.
– Une volonté de prise en charge à long terme des terres de la zad par le mouvement dans toute sa diversité – paysans, naturalistes, riverains, associations, anciens et nouveaux habitants.

Graine d’Anar prend note de cela, et trouve dans ces idées des envies d’avenir différentes de « l’uberisation », le chacun /chacune pour soi et le capitalisme porté par Macron et sa cours, comme le faisaient déjà ses prédécesseurs.

Nous n’oublions pas les nombreuses provocations policières, la tentative d’expulsion d’une violence folle pendant « l’opération César », les blessé.e.s, le harcèlement permanent, les violences verbales et physiques. Nous pensons aussi aux assignations à domiciles, aux contrôles fiscaux téléguidés, etc… Plusieurs membres de notre groupe sont allés sur les lieux et ont pu témoigner de ce qui en retourne. Nous avons aussi des liens forts avec les collectifs locaux de soutien à Notre Dame des Landes. Nous ne fermerons les yeux ni sur le passé, ni sur le présent.

Nous savons que se profile une volonté de l’État de tuer dans l’œuf les alternatives mises en place dans la ZAD et de réaffirmer son autorité, l’État de droit comme ils disent. Pensez donc : un monde de partage, sans argent, où les décisions se prennent le plus horizontalement possible et où la propriété privée est mise en question et perspective, c’est trop ! Cela irait même vers l’anarchie, de quoi faire dresser sur la tête les cheveux de quelques ministres !

Parce que dans la ZAD a su se mettre en place un autre avenir que celui rêvé par les exploiteurs et les nantis, elle doit être détruite et cassée par l’État qui les protège. Comme toujours ce dernier est là pour casser l’autonomie, l’entraide et la vie paisible.

Si le capitalisme et son développement  ont été mis à mal à Notre Dame des Landes, que ferons-nous lorsqu’il se développera à Nantes, à Rennes par l’agrandissement des aéroports ?

Face à cela, nous ne laisserons pas faire. La lutte contre l’aéroport a été une victoire, reste la lutte contre son monde. Bref, le plus dur reste à faire, restons solidaires et déterminé.e.s ! Les ZAD doivent vivre ! Longue vie aux ZAD et que la résistance tienne ! Nous en serons !

Le groupe Graine d’Anar de Lyon,  janvier 2017

Le nouveau Monde Libertaire 1791

Après quelques mois d’arrêts, conséquence du fonctionnement de ce journal fait par des militants et maintenant qu’une nouvelle équipe est en place, voici le nouveau Monde Libertaire.

N’oubliez pas que le Monde Libertaire est un « bi-média ». Le format papier complète le format électronique, et vice et versa !

Dans ce numéro, des rubriques réflexions, des coups de gueule, de l’international, en gros, de quoi aiguiser notre vision du monde !

Et n’oubliez pas de vous abonner pour soutenir ce journal qui en a bien besoin !

 

[Communiqué FA] L’aéroport NDDL est mort, vive la ZAD

Communiqué de la Fédération Anarchiste, en date du 17 janvier 2018

Le gouvernement abandonne le projet d’aéroport de Notre-Dame-Des-Landes, ce qui est une grande victoire.

Il n’en reste pas moins que le recours à la force publique est bel et bien toujours d’actualité, le premier ministre, Edouard Philippe, ayant donné comme ultimatum jusqu’au 30 mars aux occupants « illégaux » pour quitter les lieux. Donc ne tombons pas dans l’euphorie générale en applaudissant des deux mains cette décision et ré-affirmons notre soutien aux occupant-e-s de la ZAD et leurs revendications :

-La nécessité pour les paysan-ne-s et habitant-e-s expropriés de pouvoir recouvrer pleinement leurs droits au plus vite.

-Le refus de toute expulsion de celles et ceux qui sont venus habiter ces dernières années dans le bocage pour le défendre et qui souhaitent continuer à y vivre ainsi qu’à en prendre en soin.

-Une volonté de prise en charge à long terme des terres de la zad par le mouvement dans toute sa diversité – paysans, naturalistes, riverains, associations, anciens et nouveaux habitants.

La Fédération Anarchiste

En PDF pour diffusion  : Communiqué NDDL Fédération Anarchiste 17 janvier 2018

[Soutien] COMMUNIQUÉ DES HABITANTS DE LA ZAD DE NDDL

Communiqué : Les habitant.e.s de la zad ne sont toujours pas légalement expulsables. Ce matin, le ministre de l’intérieur affirmait que la zad serait évacuée des « éléments les plus radicaux », appuyant une nouvelle fois la fable d’un groupe fantômatique de quelques dizaines d’ »ultra-violents » que l’on cacherait quelque part dans le bocage. Nous réaffirmons qu’il n’y a
pas des « éléments plus radicaux » d’un côté et de « bons zadistes » paysans de l’autre. Comme le soutient l’ensemble du
mouvement, repris à son tour en ce sens par un ensemble d’organisations,syndicats et ong’s nationales dans une tribune hier, nous nous opposons à « toute expulsion de celles et ceux qui sont venus habiter ces dernières années dans le bocage pour le défendre et qui souhaitent continuer à y projeter leurs vies et leurs activités ». Par ailleurs, nous entendons beaucoup parler de mouvement de troupes et de volonté d’expulser au plus vite aéroport ou pas ».

Au-delà de toute considération politique ou logistique sur la légitimité et la faisabilité d’expulser les habitants de Notre-Dame-des-Landes, il nous semble nécessaire de rappeler que cela n’est aujourd’hui tout simplement pas légalement possible. Nous l’avions démontré dès l’automne 2016, appuyé en cela par le Syndicat des Avocats de France, le DAL et le Syndicat de la Magistrature et la situation légale n’a pas évolué depuis :- les 14 lieux d’habitation de la zad ayant été l’objet de procédures d’expulsion bénéficient tous de la trêve hivernale. Ceux-ci ne sont donc pas expulsable avant le 31 mars.
– plus de 60 autres habitats situés sur la zad n’ont pas encore été l’objet de procédures d’expulsion.

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