[Communiqué FA] Journée mondiale « des réfugié.e.s » 2020 : pour ne plus nier !

Journée mondiale « des réfugié.e.s » 2020 : pour ne plus nier !

19 juin 2020

Samedi 20 juin est une nouvelle journée de mobilisation en solidarité avec les réfugié.e.s.*

Des rassemblements, des manifestations auront lieu en soutien et pour exiger la fin de la haine contre les réfugié.e.s.

Le Haut-Commissariat aux Réfugié.e.s de l’ONU (HCR) nous rappelle que 79,5 millions de personnes sont déplacées de force dans le monde. Ce chiffre, nous le savons, est minoré car des pays ne donnent pas le nombre de déraciné.e.s en leur sein, comme la Chine par exemple.

Plus des deux tiers des réfugié.e.s sont originaires de Syrie, du Venezuela, d’Afghanistan, du Soudan du Sud et du Myanmar. Des pays rongés par la misère, la guerre, la haine. Des pays souvent théâtres des guerres déportées entre grandes puissances (USA, Europe, Russie, Chine).

Le changement climatique, qui n’existe toujours pas pour certains et certaines, amène au déplacement contraint de populations. Rien que cette année, c’est plusieurs millions de personnes qui ont été directement impactées par la sécheresse, la montée des eaux ou les pluies diluviennes.

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[Communiqué FA] Tuons le racisme et ses causes !

Le PDF est ici : 20200617 Tuons le racisme et ses causes

Tuons le racisme et ses causes !

17 juin 2020

Les marches et manifestations contre les violences policières et le racisme, partout dans le monde, sont une excellente nouvelle pour nous, anarchistes. Nous y prenons notre part, et nous serons toujours aux côtés des luttes qui ouvrent la voie à des individu.e.s toujours plus libres et un monde débarrassé des horreurs du passé.

Nous ne pouvons qu’apprécier de voir pointées du doigt les forces de police, pilier répressif des États.

La police française ne fait pas exception : elle a toujours suivi les ordres, de Vichy en passant par le massacre de Charonne, des arrestations au faciès aux expulsions des réfugié.e.s, de la répression aveugle au harcèlement de certaines populations. La police, loin de « protéger les citoyens », comme le prétend un mythe républicain et étatique malheureusement trop répandu, a une seule fonction essentielle : protéger l’État, les institutions, la marchandise, la valeur, le capitalisme.

La récente infiltration de l’extrême-droite dans les rangs de la police ou des « mauvais donneurs d’ordre » sont des raisons très clairement insuffisantes pour expliquer la brutalité de la police. Qu’importe sa couleur politique ou la nature du régime qu’elle soutient, la police est, structurellement et historiquement, l’outil principal de la haine et de la violence étatique ; en quelques mots : le bras armé de l’État, garant et protecteur d’un ordre social, économique et politique profondément autoritaire et inégalitaire.

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[Communiqué FA] La police a encore tué, cette fois aux Etats-Unis

Le meurtre policier perpétré contre Georges Floyd le 25 mai 2020 est une illustration terrible des actions de la police de par le monde. Le permis de tuer entre leurs mains est régulièrement mis en pratique contre les plus pauvres, les plus stigmatisés.


Mais les choses changent : aujourd’hui, les populations peuvent filmer, et même en direct ces horreurs. C’est d’ailleurs le cas de la mort de Geoges Floyd qui entraîne du coup un soulèvement énorme aux USA. N’arrêtons pas de filmer, de documenter et de dénoncer les exactions de la police !

Il est important de rappeler que la police se sert des même « techniques » en France et que de nombreuses personnes sont décédé.es suite à des contrôles durant le confinement et avant.

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[Communiqué FA] Loi Avia : censure, police et algorithmes

PDF : 20200601 Loi Avia censure police et algorithmes

01 juin 2020

Comme toujours, l’État ne manque pas de ressources et fait preuve d’une inventivité certaine pour imposer de nouvelles formes de censure. Ici, à travers la loi Avia, il s’agit de faire d’une pierre deux coups. L’opposition légitime à l’expression de discriminations tend à s’élargir à tout contenu vus comme séditieux voire « terroriste » sur Internet.

La loi Avia dispose donc que tout contenu signalé, par le public ou par la police, soit effacé par les plate-formes numériques de type réseaux sociaux, partages de vidéo, chat, mais également tous les sites Web, sous peine d’être bloqués. Onze catégories de contenus sont visées, dont une se rapportant au « terrorisme », amendement de dernière minute ajouté en janvier par le gouvernement au projet de loi initial, et à cette occasion, le délai de 24 heures pour censurer a été ramené à 1 heure.

Nous pouvons rire de ces délais complètement farfelus et impossible à tenir, mais le but est tout autre : que soit mis en place des algorithmes pour supprimer automatiquement les mots impurs et suspendre les comptes des utilisateurs qu’ils auront repérés. La censure confiée aux mathématiques … Nous y sommes !

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[Communiqué FA] Libertés d’aimer, d’être et de jouir : on ne négocie pas!

16 mai 2020

Le 17 mai est la journée internationale de lutte contre les LGBT+phobies. En cette période particulière, nous ne pouvons que nous porter aux côtés de celles et ceux concerné.E.s par ces haines qui gâchent la liberté et la vie de bien trop de monde.

Avec la période de l’épidémie mondiale de la COVID19, nombre de pays, dont la France, ont confiné leurs populations pour mieux les protéger. Si la protection contre le virus a été efficace, cet enfermement « en famille » a été une période de calvaire immense pour bien des personnes Lesbiennes, Homosexuelles, Bisexuelles, Trans ou Queer. Souvent niées, c’est pourtant bien au sein des familles que les pires choses se produisent. Violences, humiliations, meurtres. En France comme ailleurs.

Difficile pour celles et ceux qui se « cachaient pour mieux  vivre » de devoir affronter une présence malsaine sur les épaule 24 heures sur 24. Combien « d’outing » forcés qui ont entraîné le pire ? Combien de violences ?

Pour les personnes Trans, c’est souvent la double peine : celle de devoir cohabiter avec des ennemis, mais en prime de voir l’accès aux traitements de transition rendu plus difficile. Lire la suite

[Témoignage] Confinement, un journal…

Mon journal du confinement

Vendredi 13 mars 2020,

Journée vraiment particulière au lycée. On a appris la veille au soir que le confinement entrait en vigueur au début de la semaine prochaine, que les écoles, collèges, lycées, universités allaient fermer dès lundi. Notre cher ministre avait pourtant déclaré environ 3h plus tôt que la fermeture des établissements scolaires n’était absolument pas envisagée… Bon j’avais bien remarqué qu’il ne savait jamais de quoi il parlait, voilà c’est confirmé !

Un cours avec les terminales de 9h à 10h, les questions fusent, je leur dis que je ne sais pas grand-chose, qu’il est urgent d’attendre et qu’une réunion des personnels à la récré de 10h nous en apprendra davantage. En attendant je me dépêche de finir le chapitre en cours, on pourra ainsi faire des exercices type Bac sur les probabilités conditionnelles. (Sachant que la réunion est prévue de 9h50 à 10h15, quelle est la probabilité que le cours suivant commence avant 10h30 ?)

Notre chef d’établissement nous parle de continuité pédagogique, de maintenir le contact avec les familles et les élèves, que les professeurs seront amenés à venir au lycée pour les conseils de classes et éventuellement s’occuper des enfants de soignants et que pour commencer on ferait une AG lundi à 9h… pour décider… de comment on va faire quoi.
La séance est houleuse, on sent la nervosité chez certains, entre maladresses et incompréhension, une collègue sort en claquant la porte.

Je reprends mes cours à 14h, ça me laisse le temps de réfléchir à la façon dont je vais optimiser mes dernières heures avec mes classes, faire des photocopies à distribuer aux secondes, des fiches d’exercices sur les vecteurs, ils auront toujours de quoi s’occuper au début, car je doute que l’ENT (Espace Numérique de Travail) tienne le choc, on sait bien que quand tous les profs sont dessus en train de rentrer les appréciations pour les conseils, il tombe en rade… L’idée de passer l’après-midi avec les élèves surexcités me fait monter une vieille angoisse, déjà que le vendredi de 15h à 17h avec les 2nde 4 c’est une épreuve, alors là… Faudra leur dire de passer à leurs casiers récupérer tous leurs bouquins avant de rentrer chez eux.

Faut avouer que ne plus voir les élèves pendant plusieurs semaines me rend très joyeuse moi aussi !

 

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[Témoignage] Amour, Révolte et … Galère !

Salut c’est King’s Queer !


On est un duo electro post punk. Donc nous sommes musicien.ne.s. C’est notre vrai métier, on ne vit que de cela. Nous sommes professionnel.le.s mais pas intermittent.e.s comme une grande partie des artistes. Être intermittent.e c’est compliqué, très compliqué. C’est rentrer dans un système « institutionnel » pas très adapté surtout si tu es dans un réseau de lieux autogérés, petites salles, bars, assos, etc.

Du coup tu te retrouves à toucher de l’argent seulement quand tu te produis. Tu joues pas : tu n’as rien. Pas de chômage, aucun parachute de secours… On était toujours sur la corde raide, chaque mois on serre les dents mais ça va, on arrivait à se débrouiller à coups de système D. C’est le prix de la liberté de création, d’action et de diffusion, qui nous est primordial.

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Réapproprions-nous le 1er Mai !

Vous trouverez ici la version PDF du texte du groupe Graine d’anar écrit pour le premier mai 2020  : 20200501 Tract 1er mai 2020

Un 1er mai confiné…

Un 1er mai où nous ne sommes pas dans la rue… Nous manquons les chants, les merguez et la mauvaise musique de sono, mais ce que nous perdons surtout aujourd’hui c’est l’occasion de manifester dans les rues, sous les fenêtres, les raisons actuelles et historiques de s’élever contre le travail et le capital qui le porte. Nul doute que les médias et la presse, eux, soumis qu’ils sont aux directives de l’État et du patronat, seront opérationnels pour relayer le discours des premiers de cordée sur la « traditionnelle fête du travail ». Pourtant le 1er mai n’est pas la fête du muguet ; le 1er mai est et restera la journée internationale de luttes des travailleurs et des travailleuses, des exploités.

Une fête, le 1er mai ?

Certainement pas. Pour nous, anarchistes, il s’agit avant tout d’une journée de commémoration, de deuil. Nos drapeaux noirs portent la souffrance fondatrice des syndicalistes arrêtés arbitrairement, à la fin d’une manifestation pour la journée de huit heures ayant été fortement réprimée par la police, sur Haymarket Square, à Chicago, en 1886. Condamnés à mort pour l’exemple, pour un attentat qu’ils n’ont pas commis (à savoir l’explosion d’une bombe artisanale au milieu de policiers en faction), quatre d’entre eux – Parsons, Engel, Spies et Fischer – sont pendus, tandis qu’un dernier – Lingg – se suicide dans sa cellule. Sans leur rendre aucun culte, nous les considérons comme des symboles du combat contre le salariat, et nous souhaitons par conséquent honorer leur héritage en faisant de ce jour un moteur des luttes sociales, de l’auto-organisation des opprimés et des alternatives révolutionnaires.

La journée des travailleurs et des travailleuses

L’an dernier, à la même date, Emmanuel Marcon s’exprimait en ces termes : « Le 1er mai est la fête de toutes celles et ceux qui aiment le travail, le chérissent, parce qu’ils produisent, parce qu’ils forment, parce qu’ils savent que par le travail nous construisons l’avenir. Merci de porter ces valeurs et d’œuvrer chaque jour pour notre nation. » Non ! Le 1er mai n’est pas le jour de celles et ceux qui aiment le travail et le salariat, qui défendent la nation. En félicitant « ceux qui aiment le travail, le chérissent », le chef de l’État s’engage dans le sillage de Pétain qui, en 1941, avait rebaptisé le 1er mai « Fête du Travail et de la Concorde sociale », avec pour unique objectif d’occulter les antagonismes de classes. Hier, comme aujourd’hui, ne laissons personne se réapproprier nos luttes. Ce n’est pas parce que nous sommes confinés que nous ne ferons pas entendre nos voix.

Gestion étatique de la pandémie

La situation sanitaire mondiale exceptionnelle que nous traversons, et la façon dont elle est gérée par les gouvernants de tous les pays, ne font qu’accentuer les raisons de lutter. Le virus du covid-19 amplifie les travers, les dominations, les oppressions, contre lesquelles nous n’avons de cesse de nous élever. La pandémie et sa gestion accentuent les inégalités au point qu’elles deviennent visibles même à celles et ceux qui n’exercent pas d’habitude un regard critique sur la société.

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