Leurs rêves sont nos cauchemars du passé !

TOUT LE MONDE DANS LA RUE MARDI 12 SEPTEMBRE !

Le voilà le jeune président sémillant. Il est là, il nous donne des leçons de démocratie, de transparence (sauf pour lui), de dialogue (à partir du moment où il a le dernier mot), etc… Si c’était quelque chose de neuf, nous pourrions trouver cela presque amusant. Mais non, c’est une continuité. Car rien de neuf dans les théories de Macron : continuité d’une Margaret Tatcher, d’un Gerhard Shroëder, d’un Ronald Regan. En gros, libérer les patrons, ces petites choses fragiles, pour libérer le travail. Cela sonne bien non ? Vous avez une impression de déjà vu ? Et pour cause : ces recettes sont les mêmes depuis l’émergence du capitalisme, depuis le début de l’ère industrielle. Compresser, malmener, asservir ceux qui produisent pour que quelques uns et unes s’en mettent plein les poches.

Regardons les choses en face : la volonté de destruction du code du travail, le retour du travail à la tâche (on parlait du livret ouvrier au 19ème siècle), l’individualisation de la protection sociale par la destruction de la Sécurité Sociale, au détriment du collectif et au bénéfice des assurances privées, la mise en concurrence accrue des travailleuses et travailleurs entre eux, tout cela nous l’avons déjà connu dans l’histoire. C’est un retour en arrière avant les grandes luttes et leurs victoires. Une simple revanche, méthodique et malsaine, au son du « mais il faut être moderne ». Donc être moderne c’est casser les faibles droits de celles et ceux qui subissent l’oppression patronale ? C’est rendre le travail omniprésent à coup de précarité ?  C’est forcer toutes celles et tous ceux qui sont dans l’obligation de travailler pour vivre à rogner encore plus sur leur temps libre ? Diminuer leurs maigres congés comme le souhaitent quelques éditocrates ? La modernité serait donc un retour aux conditions de vie des années passées ! Idiot.e.s que nous sommes d’avoir pensé que le progrès c’était d’aller vers toujours mieux !  Leurs rêves sont nos cauchemars du passé.

Ne nous leurrons pas, il ne s’agit plus de simplement s’opposer à une logique libérale, mais à une logique de prise en main de nos vies. Consommation comme moteur, flicaille de partout pour casser ceux qui souhaiteraient vivre autrement, l’autre comme ennemi désigné par son origine, sa religion et que savons nous encore … Une ère de fascisme mou, où l’armée est dans nos rues pour « notre sécurité » et la police dotée de moyens énormes, que ce soit en matériels de répression ou en moyens d’intervention ajoutés dans la loi (perquisitions au doigt mouillé, etc…).

Le dérèglement climatique, la destruction de la biodiversité et la crise économique sont les conséquences du capitalisme. Elles ne seront pas dépassées par une nouvelle dose de capitalisme

Il s’agit donc aujourd’hui de (re)mettre en place une réelle force de lutte, capable de changer la vie.

Nous, anarchistes, souhaitons la fin du travail. Nous souhaitons la fin du salariat. Nous voulons une réappropriation des moyens de production pour produire, sur la terre entière, selon les besoins, et avec le maximum de temps libre pour toutes et tous.
Nous, anarchistes, œuvrons au dépassement des frontières, au dépassement des ethnies et autres moules identitaires dans lesquelles on nous enferme pour mieux nous diviser.
Nous, anarchistes, voulons précipiter la fin des oppressions patronales, étatiques, patriarcales et religieuses, pour reprendre réellement nos vies en main, pour choisir ensemble notre destin commun.
Nous, anarchistes, vomissons l’armée et ce qu’elle représente, les guerres faites au nom des peuples, de la liberté, de la démocratie et soit disant pour la paix.
Nous, anarchistes, luttons pour que chaque personne puisse être un individu libre au milieu de ses semblables. Car comme le disait Bakounine : “Je ne suis vraiment libre que lorsque tous les êtres humains qui m’entourent, hommes et femmes, sont également libres”.

C’est cela qui doit être le guide de nos actions à venir. Pas simplement l’opposition à Macron le libéral. Pas non plus l’envie d’un capitalisme « domestiqué » ou « juste », comme proné par trop de forces politiques. Non, il faut dès aujourd’hui commencer à rendre possible un autre monde. Dès maintenant penser à l’après, le construire, en en parlant et en agissant.

Il n’y aura pas de sortie de notre condition d’oppressé.e.s par le capitalisme via un autre capitalisme. Seule une rupture claire, une réappropriation de nos vies, un dépassement de nos rois élus et des chambres de palabres républicaines peut nous assurer enfin des lendemains meilleurs. La mise en place d’une réelle vision internationaliste, par l’unité locale et planétaire, par le dépassement de cette mondialisation capitaliste nous premettra de trouver la solution. Où la liberté est le moteur de tout ce qui nous guide. Ensemble.

Pour l’anarchie et donc pour la liberté!

Groupe Graine d’Anar Lyon, membre de la Fédération Anarchiste.

Pour télécharger le tract en PDFTract Macron FA

[FA – Relations Internationales] Liberté pour Rafael Braga

Vous trouverez ci-dessous le communiqué des Relations internationales de la Fédération Anarchiste concernant Rafael Braga.
Plus d’infos ici : https://libertemrafaelbraga.wordpress.com/
Pétition : https://www.change.org/p/ministro-de-justicia-gobierno-de-brasil-libertad-para-rafael-braga?

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Le 20 juin 2013, il y a quatre ans, Rafael Braga, un homme noir de 25 ans, qui vivait dans la favela de Vila Cruzeiro à Rio de Janeiro, a été arrêté au moment de la dispersion d’une manifestation, à laquelle il n’a pas pris part, contre la montée du prix des autobus dans la région Centre de Rio. Il a été arrêté avec deux bouteilles en plastique avec le désinfectant « Pinho Sol » et l’eau de javel « Barra » qui ont été montrées par la police ouverte et avec des chiffons.

Rafael a servi de bouc émissaire pour le gouvernement brésilien en réponse aux manifestations en 2013 où il fut le seul condamné. Il a été accusé par la police de porter des cocktails Molotov. Il a été défendu par un avocat commis d’office, et il a été condamné à cinq ans et dix mois de prison pour avoir transporté des objets incendiaires.
Cependant, le rapport de l’escadron anti-bombes de la Policia Civil témoigna que Rafael avait des produits de nettoyage qui avaient d’infimes possibilités de fonctionner comme cocktail Molotov.

Le 1er décembre 2015, il a été libéré de prison et placé en liberté conditionnelle, contrôlé par un bracelet électronique parce que la défense a été assumée par l’Institut des défenseurs des droits humains, qui avait fait appel de la sentence, et Rafael put revenir à la favela avec sa famille à Cascantinha. Le 12 janvier suivant, seulement un mois après, Rafael a été arrêté de nouveau par l’UPP (police militaire) locale qui l’a inculpé grâce au recours à un « kit de flagrant délit », consistant à placer chez lui de la drogue (0,6 g de marijuana et 9,3 g de cocaïne) et, dans ce cas, des fusées de feu d’artifice, qui sont couramment utilisées dans les favelas pour avertir de l’entrée de la police.

Ces « kits de flagrant délit » sont fréquemment utilisés par la police, parce que, selon la loi d’État de Rio de Janeiro, bien qu’il n’y ait pas d’autres preuves incriminantes, la parole de la police est suffisante pour condamner un accusé. Surtout s’il est pauvre, Noir et s’il vit dans une favela. Cette pratique est utilisée pour justifier les morts, les détentions d’innocents et les inculpations Lire la suite

Solidarité avec les anarchistes du Venezuela

Appel du Venezuela et message du groupe Graine d’Anar

Message de soutien :

Nous, groupe Graine d’Anar de Lyon, membre de la Fédération anarchiste en France, relayons ici l’appel d’anarchistes vénézuéliennes et vénézuéliens.

Au delà de ce relai, nous apportons tout notre soutien aux camarades anarchistes du Venezuela. Nous mesurons depuis longtemps la difficulté de défendre notre idéal commun de liberté et d’émancipation pour vous, et nous serons à vos côtés tant que possible.

Graine d’anar – Lyon

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Appel depuis le Venezuela aux anarchistes d’Amérique latine et du monde :
La solidarité est beaucoup plus qu’une parole écrite

Nous nous adressons à tous les organes d’expression du mouvement libertaire, en particulier ceux de notre continent, non seulement pour attirer votre attention sur la situation que nous vivons au Venezuela depuis avril 2017, mais sur ce qui est pour nous une urgence, c’est-à-dire faire en sorte que l’anarchisme au niveau international s’exprime plus fortement en ces dramatiques circonstances, avec des attitudes et des actions cohérentes par rapport à ce qu’a été la prédication et la pratique de l’idéal anarchiste durant son parcours historique.

Il est déplorable de voir que pendant qu’une partie du gouvernement chaviste – dirigé aujourd’hui par Maduro – utilise ses relais médiatiques à l’extérieur du pays, les opposants de droite et de la social-démocratie mènent des campagnes tapageuses pour vendre à l’opinion mondiale leurs visions également biaisées et chargées. Ces campagnes n’ont pour but que de s’emparer du pouvoir. Pendant ce temps de nombreuses voix anarchistes, en dehors du Venezuela, ont maintenu un silence qui représente d’une certaine manière l’acceptation tacite de ce que les uns ou les autres des candidats avides de pouvoir de l’État veulent imposer comme « vérité ». Nous savons que les voix qui nous sont proches n’ont pas accès aux moyens d’information des étatistes de tout poil, et que les compagnons affrontent des réalités complexes où il y a des thèmes et des problèmes qui par leur urgence réclament leurs immédiates préoccupations, mais nous pensons que cela ne devrait pas être un obstacle afin que d’une certaine façon si modeste soit-elle, s’exprime l’attention, l’intérêt et la solidarité par rapport à ce qui se passe au Venezuela, de même que par rapport à tout ce que divulgue l’anarchisme dans cette région.

En bref, voici résumé de ce que l’anarchisme local dit aujourd’hui. L’actuelle conjoncture met en évidence la nature fasciste du régime de Chavez – et sa séquence avec Maduro -, les gouvernements militaristes réactionnaires que nous avons toujours dénoncés dans notre journal El Libertario. Ce système a toujours été lié au crime, au trafic de drogue, au pillage, à la corruption, à la prison pour les opposants, aux tortures, aux disparitions en dehors de la gestion désastreuse au niveau économique, social, culturel et éthique. Chavez a réussi à impacter avec son leadership messianique et charismatique financé par la hausse du prix du pétrole. Mais après sa mort et la fin de l’abondance, le soi-disant processus bolivarien s’est dégonflé car il était soutenu par des bases faibles. Cette « révolution » a suivi la tradition rentière historique initiée au début du XXe siècle avec le dictateur Juan Vicente Gómez, poursuivie par le militaire Marcos Perez Jimenez, et qui ne cessa pas dans l’ultérieur régime démocratique représentatif.

Certaines personnes au niveau international (Noam Chomsky en est le meilleur exemple) ont corrigé leur soutien initial à l’autoritarisme vénézuélien et aujourd’hui ils le dénoncent sans ménagement. Cependant, nous notons avec une grande préoccupation le silence des anarchistes de ce continent et d’autres sur les événements au Venezuela. Un adage dit :
« celui qui se tait consent », ce qui arrive à la perfection lorsqu’on affame et on réprime de manière criminelle un peuple, quand ceux qui devraient protester ne disent que peu ou rien. Nous appelons ceux qui portent les drapeaux libertaires à se prononcer s’ils ne l’ont pas fait au sujet de notre tragédie. L’indifférence n’a aucune justification si vous avez une vision du monde anarchiste. L’inverse est de couvrir la farce du gouvernement vénézuélien, en oubliant ce qui a été dit par les anarchistes de tous les temps sur la dégradation du socialisme autoritaire au pouvoir. Peut-être que dans le passé le mirage « progressiste » du chavisme a pu tromper certains libertaires, mais en étant conséquent avec notre idéal, il est impossible aujourd’hui de continuer à soutenir cette croyance.

Nous sommes en présence d’un gouvernement agonisant, délégitimé et répressif qui cherche à se perpétuer au pouvoir, désavoué par l’immense majorité de la population, qui assassine à travers ses forces répressives et les collectifs paramilitaires, qui favorisent aussi les pillages. Un gouvernement corrompu qui exerce un chantage avec les caisses d’aliments vendus au prix du dollar noir, qui est impliqué dans toutes sortes de négociations, un gouvernement de bourgeois bolivariens et de militaires enrichis avec les revenus du pétrole et les mines écocides. Un gouvernement qui affame et assassine, tout en appliquant un ajustement économique brutal en accord avec le capitalisme transnational qui paie régulièrement une dette externe criminelle.

Il est temps de démanteler les manœuvres pseudo-informatives de ceux qui prétendent à l’extérieur du pays contrôler le pays, comme celles de ceux qui aspirent à contrôler l’État vénézuélien, et pour cela nous espérons pouvoir compter sur le soutien actif des individus et des groupes libertaires aussi bien en Amérique latine que dans le reste de la planète.

Toute manifestation de solidarité anarchiste sera bienvenue pour le mouvement libertaire vénézuélien. Un mouvement petit et qui agit malgré de nombreuses difficultés, mais qui dans l’actuelle conjoncture appréciera énormément de savoir que nous pouvons compter sur les compagnons du reste du globe, soit par la reproduction et la diffusion des informations que publient les anarchistes du Venezuela, soit en générant des opinions et des réflexions qui démontent les visions qu’essayent d’imposer les autoritaires de droite et de gauche, et – ce qui serait beaucoup mieux – en faisant la promotion ou en soutenant les initiatives d’action dans leurs pays respectifs où se dénoncent les circonstances, la faim et la répression qui se vivent aujourd’hui au Venezuela. Maintenant, plus que jamais, votre présence et votre voix est nécessaire dans tous les scénarios possibles où sera dénoncé la tragédie dans laquelle est plongé le peuple vénézuélien.

La rédaction de El Libertario
Traduction : Daniel Pinós

Note finale de El Libertario : Une analyse plus approfondie et détaillée et des informations sur ce qui se passe au Venezuela, chaque jour sur le blog de El Libertario

L’appel en français sur El Libertario

L’appel en espagnol

Turquie : Communiqué Fédération Anarchiste

Le groupe Graine d’Anar partage le fond et la forme de ce communiqué.

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Solidarité avec nos camarades anarchistes de Turquie. Halte au fascisme en Turquie. Stop Erdogan !

Depuis plusieurs mois, une vague de répression s’abat sur les populations en Turquie et au Kurdistan. Les groupes d’opposition politiques, les minorités ethniques et / ou religieuses sont brimées, attaquées.
Erdogan tente par tous les moyens de conserver et d’accroître son pouvoir. La tentative de coup d’Etat du mois de juillet dernier lui a servi de prétexte pour légitimer l’instauration d’un état d’urgence, une vague de répression sans précédent, la fermeture de nombreuses radios, de journaux, la licenciement de milliers de fonctionnaires, de juges, l’arrestation de centaines de journalistes, universitaires, etc.
Aujourd’hui, ce sont nos camarades de camarades anarchistes de la DAF (Devrimci Anarsist Faaliyet / Action révolutionnaire anarchiste). À deux occasions, en 2010 et en 2012, la DAF a déjà été considérée par l’État comme une organisation terroriste, mais ces affaires ont été classées. Maintenant, à cause de l’état d’urgence, les possibilités pour la DAF de s’organiser sont encore plus difficiles. Leur journal Meydan a été interdit et trois nouvelles enquêtes ont été lancées. Cela aura aussi eu un sérieux impact économique pour la DAF.
Dans le dernier jugement, la cour a condamné le directeur de publication du journal, Hüseyin Civan, à 1 an et 3 mois de prison au motif de développer de « la propagande terroriste ».
La Fédération anarchiste et l’IFA (Internationale des Fédérations anarchistes) ont déjà participé au mouvement de solidarité avec le Rojava, à bien des égards et en étroite collaboration avec la DAF. Maintenant, en raison de la nouvelle situation en Turquie, nous devons accroître notre soutien à la DAF de façon plus concrète. Nous appelons toutes les organisations amies à nous rejoindre et à apporter une solidarité politique et financière à la DAF.
Pour soutenir l’appel à solidarité et pour le soutien concret, vous pouvez contacter le secrétariat international de la FA. (relations-internationales [at] federation-anarchiste.org)
Liberté pour Hüseyin Civan ! Liberté pour tou.te.s les prisonnier.e.s politiques en Turquie !
Fédération anarchiste, le 24 décembre 2016

Menace policière au café 26A à Istanbul : Solidarité internationale !

Voici un texte partagé par le collectif 26A suite à l’agression de la police sur un de leur café.

« Le café du collectif anarchiste 26A s’est fait harceler par la police anti-émeute à Kadikoy-Istanbul le 2 décembre. Sous prétexte de la sécurité d’un match de basketball, la police a occupé la rue du café. De plus ils ont demandé du thé. Bien sûr les meurtriers n’obtiennent jamais rien au 26A.cafe-2

La police s’est énervée et a fermé les deux bouts de la rue sous prétexte de « sécurité ». La police,  offensée par cette « discrimination » n’a pas laissé les gens de la rue venir au café. De plus ils ont harcelé les volontaires avec un contrôle d’identité et ont appelé la police municipale de Kadikoy pour qu’ils effectuent un contrôle réglementaire. Comme ça n’a pas marché, ils ont continué leur harcèlement sur les travailleurs du café sans documents, là où il n’y a que des volontaires du collectif 26A.

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De nombreuses personnes dont les personnes d’organisation révolutionnaires à Kadikoy nous ont montré leur solidarité contre le harcèlement policier. La police a fait un pas en arrière en raison de la solidarité révolutionnaire et de la détermination des volontaires.

Les meurtriers des oppressés n’auront rien dans notre collectif !

Collectif Anarchiste 26A »

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Soutien à Radio Canut

Le groupe Graine d’anar, membre de la Fédération Anarchiste, apporte son soutien à Radio Canut, mais surtout aux animateurs concernés, suite à la perquisition subie et la mise en examen des personnes pour une simple mauvaise blague.

Encore une fois, nous constatons le manque d’humour de l’État et sa volonté de faire taire toute voix dissidente dès qu’il en a les moyens.

Graine d’Anar – Lyon

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Radio Canut perquisitionnée à cause d’une blague

Communiqué de presse du 2 Novembre 2016

Deux animateurs d’une émission musicale de Radio Canut seront prochainement jugés pour « provocation au terrorisme ». Ils risquent jusqu’à 5 ans d’emprisonnement et une lourde amende. Une première pour les radios en France !

Le mardi 25 octobre 2016, Radio Canut a été perquisitionnée dans la matinée. Cinq flics de la police judiciaire et une procureure sont venu.e.s saisir l’enregistrement d’une émission du jeudi 20 octobre où deux animateurs ont fait une blague entre deux morceaux de musique punk :

« En ce moment, y a une manif de flics à Bellecour.

– Avis à tous les suicidés, avis à tous les suicidaires : que votre dernier acte de vie soit utile, faites-vous sauter dans la manif des flics.

– On vous fera un bel enterrement avec une belle boum.

– Suicidés, suicidaires, organisez-vous.

-Oh mais ils sont là pour nous protéger quand même ! »

Ces propos tenus sur les ondes du 102.2 sont au second degré, c’est de l’humour ! Confondre terrorisme et satire est apparemment de mise dans une période d’état d’urgence.

Dans « Cambouis », un fanzine édité par Luz au lendemain du 21 avril 2002 (n°9, juillet 2002), il avait prêté ces propos à Charb : « Si j’apprends que j’ai un cancer, j’achète une kalach’, je vais dans un meeting du FN et je tire dans le tas. » Ni Luz, ni Charb à l’époque n’avaient été poursuivis en justice.

Qualifier en terrorisme ces faits montre le climat de paranoïa et ouvre la voie à une répression accrue et ciblée contre les médias alternatifs.

Rebelle, sans publicité, sans salarié, Radio Canut ne demande son CV et ses papiers à personne et fait faire le ménage à tout le monde.

Radio Canut est et restera un espace où s’exprimer en dehors des codes de la bienséance académique.

Longue vie à Radio Canut !

Pour nous contacter : contact(at)radiocanut.org

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Et soutien également pour l’animateur qui lui a été emmerdé par la police de l’État algérien.

Graine d’Anar – Lyon

COMMUNIQUÉ SUR L’ATTENTAT DE SAINT-ÉTIENNE-DE-ROUVRAY

Plusieurs groupes de la Fédération Anarchiste on signé ce communiqué, auquel le groupe Graine d’Anar s’associe.

27 juillet 2016 Dans une église de Haute-Normandie, deux hommes se réclamant de Daech ont égorgé un prêtre et blessé grièvement une autre personne, le 26 juillet 2016.

La « classe politique » unanime appelle à faire bloc, la droite se contentant de réclamer encore plus de mesures répressives. Et ainsi celle-ci veut augmenter un arsenal policier et juridique liberticide. Par des déclarations d’intention guerrières, Hollande annonce qu’il mènera par tous les moyens la guerre contre l’État islamique. Ce qui permet aux marchands d’armes français de conforter leurs finances grâce à une économie de guerre : les revenus liés aux ventes d’armes par la France n’ont jamais été aussi élevés. La prétendue « guerre de religions » qui se déroule au Proche-Orient est en train de mettre en place en Occident une stigmatisation qui attise la haine contre l’ensemble des populations musulmanes ou considérées comme telles. Il ne fait pas de doute que cette stigmatisation est l’un des objectifs poursuivis par Daesh, qui cherche à rallier la population musulmane à ses vues.

Mais nous n’avons pas à faire à une « guerre de religions » entre musulmans et chrétiens, mais aux conséquences à la fois d’une politique étrangère impérialiste et post colonialiste et d’une politique intérieure socialement catastrophique.

On oublie de dire qu’à l’échelle mondiale, en terme de morts, ce sont les musulmans qui sont les principales victimes du fondamentalisme salafiste ou wahhabite.

Naturellement, Hollande se garde bien de dire que l’intensification des interventions guerrières à l’extérieur est l’une des premières causes des attentats car c’est là un prétexte à la surenchère sécuritaire à l’intérieur qui a permis, pour la première fois depuis la guerre d’Algérie, l’instauration de l’état d’urgence, et qui justifie aujourd’hui la mise en place de la « réserve opérationnelle ». Une manière insidieuse de réintroduire une sorte de conscription et une forme de volontariat.

Des fanatiques abrutis de propagande s’attaquent à une église, à d’autres dieux en s’imaginant prouver la primauté du leur ! Nous autres, anarchistes, refusons toutes les religions, nous condamnons toute vision spéculative qui veut s’imposer par la violence.

Nous gardons à l’esprit que Dieu n’existe pas, que les religions et les faits religieux ne sont que des outils pour nous asservir, et nous répondons à leur haine par la seule chose qui nous soit réellement acquise : la raison ! Ni spiritualisme religieux, ni autoritarisme !

Ni Dieu, ni Maître !

Fédération anarchiste. Groupes Poulaille, Aubenas, Botul, Liaison Metchnikoff 04, Gaston-Leval.

COMMUNIQUÉ ATTENTAT 26 juillet