[Communiqué FA] Non aux bombardements turcs sur le canton d’Afrîn !

Depuis plus d’une semaine, l’armée turque ainsi que son aviation pilonnent le canton d’Afrîn, géré par les Kurdes, de la Fédération démocratique de Syrie du Nord faisant partie du Rojava. Après avoir promis de raser cette région, Erdogan n’hésite pas à employer des mercenaires et s’appuyer sur des groupes considérés comme terrorsites par la coalition internationale tel que « Hayat Ahrar al-Sharm » pour arriver à ses fins alors qu’Afrîn est une zone de refuge qui a accueilli près de 400 000 personnes  fuyant la guerre civile en Syrie.

Nous dénonçons et condamnons ces attaques turques contre les peuples d’Afrîn, nous condamnons aussi le silence assourdissant des « grandes puissances » ainsi que la collaboration de l’Etat allemand fournisseur d’armes de la Turquie.

La Fédération Anarchiste apporte tout son soutien aux peuples d’Afrîn et à toutes celles et ceux qui résistent à l’oppression étatique en Turquie, au Kurdistan et ailleurs.

Que vive Afrîn, vive le Rojava !

La Fédération Anarchiste

Pour télécharger le communiqué au format PDF : FA communiqué soutien à Afrîn

[communiqué Groupe] Pas d’aéroport mais l’Etat veut casser les alternatives

Les membres du groupe Graine d’Anar se réjouissent de l’abandon de l’aéroport de Notre Dames des Landes, cela confirme une fois de plus (à celles et ceux qui en douteraient encore) que les luttes, lorsqu’elles tiennent dans le temps, peuvent faire plier même l’État.

C’est en effet une bonne nouvelle mais elle n’est qu’une partie de ce que portait la ZAD.

Pour mémoire, voici les attentes exprimées par les habitants de la ZAD,  issues d’un texte collectif signé par un nombre impressionnant d’individu.e.s, d’associations et de groupes et partis politiques :
– La nécessité pour les paysan-ne-s et habitant-e-s expropriés de pouvoir recouvrer pleinement leurs droits au plus vite.
– Le refus de toute expulsion de celles et ceux qui sont venus habiter ces dernières années dans le bocage pour le défendre et qui souhaitent continuer à y vivre ainsi qu’à en prendre en soin.
– Une volonté de prise en charge à long terme des terres de la zad par le mouvement dans toute sa diversité – paysans, naturalistes, riverains, associations, anciens et nouveaux habitants.

Graine d’Anar prend note de cela, et trouve dans ces idées des envies d’avenir différentes de « l’uberisation », le chacun /chacune pour soi et le capitalisme porté par Macron et sa cours, comme le faisaient déjà ses prédécesseurs.

Nous n’oublions pas les nombreuses provocations policières, la tentative d’expulsion d’une violence folle pendant « l’opération César », les blessé.e.s, le harcèlement permanent, les violences verbales et physiques. Nous pensons aussi aux assignations à domiciles, aux contrôles fiscaux téléguidés, etc… Plusieurs membres de notre groupe sont allés sur les lieux et ont pu témoigner de ce qui en retourne. Nous avons aussi des liens forts avec les collectifs locaux de soutien à Notre Dame des Landes. Nous ne fermerons les yeux ni sur le passé, ni sur le présent.

Nous savons que se profile une volonté de l’État de tuer dans l’œuf les alternatives mises en place dans la ZAD et de réaffirmer son autorité, l’État de droit comme ils disent. Pensez donc : un monde de partage, sans argent, où les décisions se prennent le plus horizontalement possible et où la propriété privée est mise en question et perspective, c’est trop ! Cela irait même vers l’anarchie, de quoi faire dresser sur la tête les cheveux de quelques ministres !

Parce que dans la ZAD a su se mettre en place un autre avenir que celui rêvé par les exploiteurs et les nantis, elle doit être détruite et cassée par l’État qui les protège. Comme toujours ce dernier est là pour casser l’autonomie, l’entraide et la vie paisible.

Si le capitalisme et son développement  ont été mis à mal à Notre Dame des Landes, que ferons-nous lorsqu’il se développera à Nantes, à Rennes par l’agrandissement des aéroports ?

Face à cela, nous ne laisserons pas faire. La lutte contre l’aéroport a été une victoire, reste la lutte contre son monde. Bref, le plus dur reste à faire, restons solidaires et déterminé.e.s ! Les ZAD doivent vivre ! Longue vie aux ZAD et que la résistance tienne ! Nous en serons !

Le groupe Graine d’Anar de Lyon,  janvier 2017

[Communiqué FA] L’aéroport NDDL est mort, vive la ZAD

Communiqué de la Fédération Anarchiste, en date du 17 janvier 2018

Le gouvernement abandonne le projet d’aéroport de Notre-Dame-Des-Landes, ce qui est une grande victoire.

Il n’en reste pas moins que le recours à la force publique est bel et bien toujours d’actualité, le premier ministre, Edouard Philippe, ayant donné comme ultimatum jusqu’au 30 mars aux occupants « illégaux » pour quitter les lieux. Donc ne tombons pas dans l’euphorie générale en applaudissant des deux mains cette décision et ré-affirmons notre soutien aux occupant-e-s de la ZAD et leurs revendications :

-La nécessité pour les paysan-ne-s et habitant-e-s expropriés de pouvoir recouvrer pleinement leurs droits au plus vite.

-Le refus de toute expulsion de celles et ceux qui sont venus habiter ces dernières années dans le bocage pour le défendre et qui souhaitent continuer à y vivre ainsi qu’à en prendre en soin.

-Une volonté de prise en charge à long terme des terres de la zad par le mouvement dans toute sa diversité – paysans, naturalistes, riverains, associations, anciens et nouveaux habitants.

La Fédération Anarchiste

En PDF pour diffusion  : Communiqué NDDL Fédération Anarchiste 17 janvier 2018

Leurs rêves sont nos cauchemars du passé !

TOUT LE MONDE DANS LA RUE MARDI 12 SEPTEMBRE !

Le voilà le jeune président sémillant. Il est là, il nous donne des leçons de démocratie, de transparence (sauf pour lui), de dialogue (à partir du moment où il a le dernier mot), etc… Si c’était quelque chose de neuf, nous pourrions trouver cela presque amusant. Mais non, c’est une continuité. Car rien de neuf dans les théories de Macron : continuité d’une Margaret Tatcher, d’un Gerhard Shroëder, d’un Ronald Regan. En gros, libérer les patrons, ces petites choses fragiles, pour libérer le travail. Cela sonne bien non ? Vous avez une impression de déjà vu ? Et pour cause : ces recettes sont les mêmes depuis l’émergence du capitalisme, depuis le début de l’ère industrielle. Compresser, malmener, asservir ceux qui produisent pour que quelques uns et unes s’en mettent plein les poches.

Regardons les choses en face : la volonté de destruction du code du travail, le retour du travail à la tâche (on parlait du livret ouvrier au 19ème siècle), l’individualisation de la protection sociale par la destruction de la Sécurité Sociale, au détriment du collectif et au bénéfice des assurances privées, la mise en concurrence accrue des travailleuses et travailleurs entre eux, tout cela nous l’avons déjà connu dans l’histoire. C’est un retour en arrière avant les grandes luttes et leurs victoires. Une simple revanche, méthodique et malsaine, au son du « mais il faut être moderne ». Donc être moderne c’est casser les faibles droits de celles et ceux qui subissent l’oppression patronale ? C’est rendre le travail omniprésent à coup de précarité ?  C’est forcer toutes celles et tous ceux qui sont dans l’obligation de travailler pour vivre à rogner encore plus sur leur temps libre ? Diminuer leurs maigres congés comme le souhaitent quelques éditocrates ? La modernité serait donc un retour aux conditions de vie des années passées ! Idiot.e.s que nous sommes d’avoir pensé que le progrès c’était d’aller vers toujours mieux !  Leurs rêves sont nos cauchemars du passé.

Ne nous leurrons pas, il ne s’agit plus de simplement s’opposer à une logique libérale, mais à une logique de prise en main de nos vies. Consommation comme moteur, flicaille de partout pour casser ceux qui souhaiteraient vivre autrement, l’autre comme ennemi désigné par son origine, sa religion et que savons nous encore … Une ère de fascisme mou, où l’armée est dans nos rues pour « notre sécurité » et la police dotée de moyens énormes, que ce soit en matériels de répression ou en moyens d’intervention ajoutés dans la loi (perquisitions au doigt mouillé, etc…).

Le dérèglement climatique, la destruction de la biodiversité et la crise économique sont les conséquences du capitalisme. Elles ne seront pas dépassées par une nouvelle dose de capitalisme

Il s’agit donc aujourd’hui de (re)mettre en place une réelle force de lutte, capable de changer la vie.

Nous, anarchistes, souhaitons la fin du travail. Nous souhaitons la fin du salariat. Nous voulons une réappropriation des moyens de production pour produire, sur la terre entière, selon les besoins, et avec le maximum de temps libre pour toutes et tous.
Nous, anarchistes, œuvrons au dépassement des frontières, au dépassement des ethnies et autres moules identitaires dans lesquelles on nous enferme pour mieux nous diviser.
Nous, anarchistes, voulons précipiter la fin des oppressions patronales, étatiques, patriarcales et religieuses, pour reprendre réellement nos vies en main, pour choisir ensemble notre destin commun.
Nous, anarchistes, vomissons l’armée et ce qu’elle représente, les guerres faites au nom des peuples, de la liberté, de la démocratie et soit disant pour la paix.
Nous, anarchistes, luttons pour que chaque personne puisse être un individu libre au milieu de ses semblables. Car comme le disait Bakounine : “Je ne suis vraiment libre que lorsque tous les êtres humains qui m’entourent, hommes et femmes, sont également libres”.

C’est cela qui doit être le guide de nos actions à venir. Pas simplement l’opposition à Macron le libéral. Pas non plus l’envie d’un capitalisme « domestiqué » ou « juste », comme proné par trop de forces politiques. Non, il faut dès aujourd’hui commencer à rendre possible un autre monde. Dès maintenant penser à l’après, le construire, en en parlant et en agissant.

Il n’y aura pas de sortie de notre condition d’oppressé.e.s par le capitalisme via un autre capitalisme. Seule une rupture claire, une réappropriation de nos vies, un dépassement de nos rois élus et des chambres de palabres républicaines peut nous assurer enfin des lendemains meilleurs. La mise en place d’une réelle vision internationaliste, par l’unité locale et planétaire, par le dépassement de cette mondialisation capitaliste nous premettra de trouver la solution. Où la liberté est le moteur de tout ce qui nous guide. Ensemble.

Pour l’anarchie et donc pour la liberté!

Groupe Graine d’Anar Lyon, membre de la Fédération Anarchiste.

Pour télécharger le tract en PDFTract Macron FA

[FA – Relations Internationales] Liberté pour Rafael Braga

Vous trouverez ci-dessous le communiqué des Relations internationales de la Fédération Anarchiste concernant Rafael Braga.
Plus d’infos ici : https://libertemrafaelbraga.wordpress.com/
Pétition : https://www.change.org/p/ministro-de-justicia-gobierno-de-brasil-libertad-para-rafael-braga?

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Le 20 juin 2013, il y a quatre ans, Rafael Braga, un homme noir de 25 ans, qui vivait dans la favela de Vila Cruzeiro à Rio de Janeiro, a été arrêté au moment de la dispersion d’une manifestation, à laquelle il n’a pas pris part, contre la montée du prix des autobus dans la région Centre de Rio. Il a été arrêté avec deux bouteilles en plastique avec le désinfectant « Pinho Sol » et l’eau de javel « Barra » qui ont été montrées par la police ouverte et avec des chiffons.

Rafael a servi de bouc émissaire pour le gouvernement brésilien en réponse aux manifestations en 2013 où il fut le seul condamné. Il a été accusé par la police de porter des cocktails Molotov. Il a été défendu par un avocat commis d’office, et il a été condamné à cinq ans et dix mois de prison pour avoir transporté des objets incendiaires.
Cependant, le rapport de l’escadron anti-bombes de la Policia Civil témoigna que Rafael avait des produits de nettoyage qui avaient d’infimes possibilités de fonctionner comme cocktail Molotov.

Le 1er décembre 2015, il a été libéré de prison et placé en liberté conditionnelle, contrôlé par un bracelet électronique parce que la défense a été assumée par l’Institut des défenseurs des droits humains, qui avait fait appel de la sentence, et Rafael put revenir à la favela avec sa famille à Cascantinha. Le 12 janvier suivant, seulement un mois après, Rafael a été arrêté de nouveau par l’UPP (police militaire) locale qui l’a inculpé grâce au recours à un « kit de flagrant délit », consistant à placer chez lui de la drogue (0,6 g de marijuana et 9,3 g de cocaïne) et, dans ce cas, des fusées de feu d’artifice, qui sont couramment utilisées dans les favelas pour avertir de l’entrée de la police.

Ces « kits de flagrant délit » sont fréquemment utilisés par la police, parce que, selon la loi d’État de Rio de Janeiro, bien qu’il n’y ait pas d’autres preuves incriminantes, la parole de la police est suffisante pour condamner un accusé. Surtout s’il est pauvre, Noir et s’il vit dans une favela. Cette pratique est utilisée pour justifier les morts, les détentions d’innocents et les inculpations Lire la suite

Solidarité avec les anarchistes du Venezuela

Appel du Venezuela et message du groupe Graine d’Anar

Message de soutien :

Nous, groupe Graine d’Anar de Lyon, membre de la Fédération anarchiste en France, relayons ici l’appel d’anarchistes vénézuéliennes et vénézuéliens.

Au delà de ce relai, nous apportons tout notre soutien aux camarades anarchistes du Venezuela. Nous mesurons depuis longtemps la difficulté de défendre notre idéal commun de liberté et d’émancipation pour vous, et nous serons à vos côtés tant que possible.

Graine d’anar – Lyon

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Appel depuis le Venezuela aux anarchistes d’Amérique latine et du monde :
La solidarité est beaucoup plus qu’une parole écrite

Nous nous adressons à tous les organes d’expression du mouvement libertaire, en particulier ceux de notre continent, non seulement pour attirer votre attention sur la situation que nous vivons au Venezuela depuis avril 2017, mais sur ce qui est pour nous une urgence, c’est-à-dire faire en sorte que l’anarchisme au niveau international s’exprime plus fortement en ces dramatiques circonstances, avec des attitudes et des actions cohérentes par rapport à ce qu’a été la prédication et la pratique de l’idéal anarchiste durant son parcours historique.

Il est déplorable de voir que pendant qu’une partie du gouvernement chaviste – dirigé aujourd’hui par Maduro – utilise ses relais médiatiques à l’extérieur du pays, les opposants de droite et de la social-démocratie mènent des campagnes tapageuses pour vendre à l’opinion mondiale leurs visions également biaisées et chargées. Ces campagnes n’ont pour but que de s’emparer du pouvoir. Pendant ce temps de nombreuses voix anarchistes, en dehors du Venezuela, ont maintenu un silence qui représente d’une certaine manière l’acceptation tacite de ce que les uns ou les autres des candidats avides de pouvoir de l’État veulent imposer comme « vérité ». Nous savons que les voix qui nous sont proches n’ont pas accès aux moyens d’information des étatistes de tout poil, et que les compagnons affrontent des réalités complexes où il y a des thèmes et des problèmes qui par leur urgence réclament leurs immédiates préoccupations, mais nous pensons que cela ne devrait pas être un obstacle afin que d’une certaine façon si modeste soit-elle, s’exprime l’attention, l’intérêt et la solidarité par rapport à ce qui se passe au Venezuela, de même que par rapport à tout ce que divulgue l’anarchisme dans cette région.

En bref, voici résumé de ce que l’anarchisme local dit aujourd’hui. L’actuelle conjoncture met en évidence la nature fasciste du régime de Chavez – et sa séquence avec Maduro -, les gouvernements militaristes réactionnaires que nous avons toujours dénoncés dans notre journal El Libertario. Ce système a toujours été lié au crime, au trafic de drogue, au pillage, à la corruption, à la prison pour les opposants, aux tortures, aux disparitions en dehors de la gestion désastreuse au niveau économique, social, culturel et éthique. Chavez a réussi à impacter avec son leadership messianique et charismatique financé par la hausse du prix du pétrole. Mais après sa mort et la fin de l’abondance, le soi-disant processus bolivarien s’est dégonflé car il était soutenu par des bases faibles. Cette « révolution » a suivi la tradition rentière historique initiée au début du XXe siècle avec le dictateur Juan Vicente Gómez, poursuivie par le militaire Marcos Perez Jimenez, et qui ne cessa pas dans l’ultérieur régime démocratique représentatif.

Certaines personnes au niveau international (Noam Chomsky en est le meilleur exemple) ont corrigé leur soutien initial à l’autoritarisme vénézuélien et aujourd’hui ils le dénoncent sans ménagement. Cependant, nous notons avec une grande préoccupation le silence des anarchistes de ce continent et d’autres sur les événements au Venezuela. Un adage dit :
« celui qui se tait consent », ce qui arrive à la perfection lorsqu’on affame et on réprime de manière criminelle un peuple, quand ceux qui devraient protester ne disent que peu ou rien. Nous appelons ceux qui portent les drapeaux libertaires à se prononcer s’ils ne l’ont pas fait au sujet de notre tragédie. L’indifférence n’a aucune justification si vous avez une vision du monde anarchiste. L’inverse est de couvrir la farce du gouvernement vénézuélien, en oubliant ce qui a été dit par les anarchistes de tous les temps sur la dégradation du socialisme autoritaire au pouvoir. Peut-être que dans le passé le mirage « progressiste » du chavisme a pu tromper certains libertaires, mais en étant conséquent avec notre idéal, il est impossible aujourd’hui de continuer à soutenir cette croyance.

Nous sommes en présence d’un gouvernement agonisant, délégitimé et répressif qui cherche à se perpétuer au pouvoir, désavoué par l’immense majorité de la population, qui assassine à travers ses forces répressives et les collectifs paramilitaires, qui favorisent aussi les pillages. Un gouvernement corrompu qui exerce un chantage avec les caisses d’aliments vendus au prix du dollar noir, qui est impliqué dans toutes sortes de négociations, un gouvernement de bourgeois bolivariens et de militaires enrichis avec les revenus du pétrole et les mines écocides. Un gouvernement qui affame et assassine, tout en appliquant un ajustement économique brutal en accord avec le capitalisme transnational qui paie régulièrement une dette externe criminelle.

Il est temps de démanteler les manœuvres pseudo-informatives de ceux qui prétendent à l’extérieur du pays contrôler le pays, comme celles de ceux qui aspirent à contrôler l’État vénézuélien, et pour cela nous espérons pouvoir compter sur le soutien actif des individus et des groupes libertaires aussi bien en Amérique latine que dans le reste de la planète.

Toute manifestation de solidarité anarchiste sera bienvenue pour le mouvement libertaire vénézuélien. Un mouvement petit et qui agit malgré de nombreuses difficultés, mais qui dans l’actuelle conjoncture appréciera énormément de savoir que nous pouvons compter sur les compagnons du reste du globe, soit par la reproduction et la diffusion des informations que publient les anarchistes du Venezuela, soit en générant des opinions et des réflexions qui démontent les visions qu’essayent d’imposer les autoritaires de droite et de gauche, et – ce qui serait beaucoup mieux – en faisant la promotion ou en soutenant les initiatives d’action dans leurs pays respectifs où se dénoncent les circonstances, la faim et la répression qui se vivent aujourd’hui au Venezuela. Maintenant, plus que jamais, votre présence et votre voix est nécessaire dans tous les scénarios possibles où sera dénoncé la tragédie dans laquelle est plongé le peuple vénézuélien.

La rédaction de El Libertario
Traduction : Daniel Pinós

Note finale de El Libertario : Une analyse plus approfondie et détaillée et des informations sur ce qui se passe au Venezuela, chaque jour sur le blog de El Libertario

L’appel en français sur El Libertario

L’appel en espagnol

Turquie : Communiqué Fédération Anarchiste

Le groupe Graine d’Anar partage le fond et la forme de ce communiqué.

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Solidarité avec nos camarades anarchistes de Turquie. Halte au fascisme en Turquie. Stop Erdogan !

Depuis plusieurs mois, une vague de répression s’abat sur les populations en Turquie et au Kurdistan. Les groupes d’opposition politiques, les minorités ethniques et / ou religieuses sont brimées, attaquées.
Erdogan tente par tous les moyens de conserver et d’accroître son pouvoir. La tentative de coup d’Etat du mois de juillet dernier lui a servi de prétexte pour légitimer l’instauration d’un état d’urgence, une vague de répression sans précédent, la fermeture de nombreuses radios, de journaux, la licenciement de milliers de fonctionnaires, de juges, l’arrestation de centaines de journalistes, universitaires, etc.
Aujourd’hui, ce sont nos camarades de camarades anarchistes de la DAF (Devrimci Anarsist Faaliyet / Action révolutionnaire anarchiste). À deux occasions, en 2010 et en 2012, la DAF a déjà été considérée par l’État comme une organisation terroriste, mais ces affaires ont été classées. Maintenant, à cause de l’état d’urgence, les possibilités pour la DAF de s’organiser sont encore plus difficiles. Leur journal Meydan a été interdit et trois nouvelles enquêtes ont été lancées. Cela aura aussi eu un sérieux impact économique pour la DAF.
Dans le dernier jugement, la cour a condamné le directeur de publication du journal, Hüseyin Civan, à 1 an et 3 mois de prison au motif de développer de « la propagande terroriste ».
La Fédération anarchiste et l’IFA (Internationale des Fédérations anarchistes) ont déjà participé au mouvement de solidarité avec le Rojava, à bien des égards et en étroite collaboration avec la DAF. Maintenant, en raison de la nouvelle situation en Turquie, nous devons accroître notre soutien à la DAF de façon plus concrète. Nous appelons toutes les organisations amies à nous rejoindre et à apporter une solidarité politique et financière à la DAF.
Pour soutenir l’appel à solidarité et pour le soutien concret, vous pouvez contacter le secrétariat international de la FA. (relations-internationales [at] federation-anarchiste.org)
Liberté pour Hüseyin Civan ! Liberté pour tou.te.s les prisonnier.e.s politiques en Turquie !
Fédération anarchiste, le 24 décembre 2016