[Communiqué FA] SÉCURITÉ GLOBALE : AU-DELÀ DE L’ARTICLE 24

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SÉCURITÉ GLOBALE : AU-DELÀ DE L’ARTICLE 24

Les mobilisations contre la « loi de sécurité globale » montent en puissance et nous ne pouvons que nous en réjouir. Néanmoins, se focaliser sur le seul article 24, le fameux qui tend à rendre plus difficile la diffusion d’images d’exactions policières, ne suffit pas.

C’est l’ensemble de la loi qu’il faut abroger !

Celle-ci permet d’entériner des moyens au départ « exceptionnels » pour les faire devenir « courants ». Comme d’autres lois, celle-ci veut faire de l’état « d’exception » une « exception permanente ».

En offrant encore plus de moyens techniques et technologiques de coercition, la « loi sécurité globale » facilite surtout la voie à un État toujours plus répressif, où les habitants sont considérés comme des êtres irresponsables qu’il faut fliquer sans limite. Un rapport parlementaire de 2010 annonçait déjà les « solutions innovantes » dont la police doit se doter : « mini-drones d’observation, vidéoprotection intelligente, fouille des données sur internet, reconnaissance faciale, nouvelles technologies de biométrie… ».

Cette loi ouvre de nouvelles prérogatives aux polices municipales, démultipliant les possibilités d’arrestations et d’amendes. Elle permet la création d’une police municipale à Paris. Elle renforce encore le poids des entreprises privées de sécurité, privatisant encore plus certaines actions de police. Elle offre la possibilité d’utiliser des drones au détriment de la vie privée.

Cette loi permet l’utilisation en direct des images filmées par les policiers, notamment lors de manifestations, et d’utiliser la reconnaissance faciale pour comparaison avec les huit millions de « personnes surveillées » dont la photo figure dans le fichier Traitement des Antécédents Judiciaires (TAJ), criminalisant tout mouvement social.

Cette loi supprime la possibilité de réductions de peine si le délit constaté est fait à l’encontre d’élus, de militaires, d’agents des forces de l’ordre. C’est la création de facto de « citoyens au-dessus des autres citoyens ». Policiers et gendarmes se voient autorisés à porter leurs armes dans n’importe quel lieu, même hors de leurs heures de service ! C’est un permis de tuer permanent !

Preuve d’une militarisation de l’espace public, cette loi permet aux militaires de l’opération « Sentinelle » de pouvoir tirer à vue pour « mettre fin à un parcours criminel », c’est-à-dire dans les mêmes dispositions que pour la police. Les affaires récentes et passées de crimes perpétrés par les forces de l’ordre démontrent déjà qu’elles usent et abusent du droit de tirer. Les voilà maintenant épaulées par les militaires.

C’est tout l’esprit nauséabond de cette loi qu’il faut combattre.

C’est tout le climat sécuritaire et policier qui se met en place qu’il faut abattre.

Contre cette loi, contre l’État !

Relations Extérieures de la Fédération Anarchiste

Le 02 Décembre 2020

LE MONDE LIBERTAIRE N°1822

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Edito :

Ce mois-ci, dans le dossier thématique, on vous parle de l’ajustice.

L’ajustice, avec un petit « a ».
L’ajustice, kézako ?
L’ajustice, c’est comme l’anarchie, mais en moins bien.

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LE MONDE LIBERTAIRE N°1821

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Edito :

Petite confidence : le comité de rédaction du Monde libertaire, c’est une femme et cinq hommes. Tu as vu la parité…
Par contre, nous recevons de plus en plus d’articles écrits par des auteures.
Donc, pour faire court : réunion téléphonique du CRML, question qui tue : « Une idée pour le thème du dossier ? » Une femme, cinq hommes qui réfléchissent. Et une voix féminine : « On pourrait faire un dossier sur la contraception masculine… »
Sur ce coup, on était loin du marronnier : rentrée scolaire, beaujolais nouveau, chasse, chute des feuilles et bientôt l’hiver.
Mais la question était « Qu’est-ce qui est le plus facile, disserter sur la vasectomie ou alors sur le poids d’un cartable ? » Avec ou sans masque.
Je t’invite donc à feuilleter ce nouveau Monde libertaire « Tu n’en reviendras pas » de la richesse du dossier. Merci pour les témoignages.
Pas fréquent de lire que le contrôle des naissances est l’affaire de tou.te.s. Écriture inclusive de rigueur.

« Et puis et j’allais dire déjà » il y a des articles qui donnent le sourire : Le groupe La Mistoufle de Dijon et son Centre Social Autogéré,
Le LéØ (Laboratoire écologique Ø déchet). Le point commun entre les deux ? Une foutue solidarité et des centaines de repas distribués malgré le Covid qui rodait. Chapeau bas.

Un autre qui donne la patate : La ZAD de la Zablière, « Regarde bien petit », ça se passe quelque-part en Belgique « entre ciel et moulin ».

Et puis, y’a cette nouvelle, arrivée un triste jour. Là-bas en Italie « avec sa faux des quatre saisons » la mort a coupé la route à David Graeber. Nous publions un de ses articles glané sur la toile. Tout simplement parce que ses réflexions de demain commencent déjà à nous manquer.

But the revolution must go on !

Bonne lecture.

[Communiqué FA] Un professeur est mort,encore.

Le 18 octobre 2020

En France, Samuel Paty est mort, parce que professeur, parce qu’il faisait son métier, parce qu’il a tenté d’amener l’esprit critique aux enfants dont il avait la charge. Notre soutien se porte vers ses proches et ceux qui le connaissaient.

Son assassin l’a décapité au nom d’une idéologie qui, dans bien des endroits du monde, s’en prend à tout ce qui ouvre les humains à plus de liberté : les écoles et ceux qui œuvrent à apporter le savoir, les militants pour la sécularisation des religions, les militantes pour l’égalité femmes-homme, etc…
Ce n’est pas le premier professeur, dans le monde, qui tombe au nom de l’idéologie de l’islam politique. Ces réactionnaires tentent d’imposer par la peur, par l’autocensure, leur vision du monde basée sur une lecture rigoriste d’un livre, et dans leur cas qu’ils pensent saint. Tous les tenants de ces idéologies réactionnaires mortifères, d’où qu’elles viennent, savent qu’ils trouveront des soldats, parfois simplement en s’appuyant sur les plus déclassés par notre société, en attisant pour leur dessein les haines et les identitarismes.

Il ne suffira pas de faire la chasse à leurs idées. Encore moins d’amalgamer comme, ils en rêvent, tous les croyants d’une religion en un grand ensemble belliqueux. Il faut leur couper l’herbe sous le pied !

Pour nous anarchistes, cela ne pourra se faire que par l’émergence d’une société réellement égalitaire, libre, où chacun et chacune aura sa place en tant qu’individu.e. Il faut aussi soutenir les luttes pour la sécularisation des religions dans le monde, à minima. Et nous, anarchistes, souhaitons, luttons pour la disparition à terme des religions et superstitions, l’abolition des frontières, des classes et faire vivre l’entraide à l’échelle du globe. Les États et leurs guerres, les Religions et le Capitalisme se nourrissent les uns les autres au détriment des Libertés.

Nous ne pouvons pas nous contenter d’une simple condamnation sans imaginer et commencer à mettre en œuvre les changements de société nécessaires à la disparition des carcans qui nous enferment.

Nous ne pouvons nous contenter de compter les morts, d’une pseudo « unité nationale » et de retourner au silence.

Nous le devons à toutes celles et ceux intimidé.e.s, malmené.e.s, tué.e.s au nom de la réaction et l’envie d’imposer une vision rétrograde de la société, d’où que cela vienne.

Ni Dieu, ni maître, ni État, ni patron.

Les Relations Extérieures de la Fédération Anarchiste

LE MONDE LIBERTAIRE N°1819 et 1820

Suite à des problèmes internes à l’équipe du Monde Libertaire, ces deux numéros n’ont pu sortir comme prévu pour le premier début juillet et pour le second début septembre. Ils sortent donc début septembre tous les deux à quelques jours d’intervalle. 

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Edito : 

« Ils ont un drapeau noir en berne sur l’espoir… ». Nous ne donnerons pas dans le monochrome, n’en déplaise à Soulage. Nous avons voulu un numéro d’été riche en lumière, en couleurs. Alors ce dossier consacré à l’art dans l’anarchie, à l’anarchie dans l’art, à l’art narchie… Pour vous accueillir, Paul Signac et sa toile « Au temps d’harmonie :l’âge d’or n’est pas dans le passé, il est dans l’avenir. ». Son histoire ? Fin du XIXe siècle, de nombreux artistes partagent les idées anarchistes. Paul Signac, en réponses aux attentats, décide de peindre une toile où seraient représentés les idéaux anarchistes. Et ce sera une toile de 4m par 3. L’art, comme l’anarchie, se nourrit de patience, commencée en 1 893, elle ne sera achevée qu’en 1 895. Dans le même temps, Signac propose à son ami le peintre Henri-Edmond Cross de réaliser une toile sur le même thème. Et ce sera « L’air du soir » (1 893-1 894). Entre le premier coup de pinceau de Signac et la fin de sa toile, le 25 juin 1894, à Lyon Sadi Carnot est assassiné. Viendra la 3 e loi scélérate, loi du 28 juillet 1 894, qui interdira toute propagande anarchiste. Le tableau de Signac devait initialement s’intituler Au temps d’anarchie…

Mais revenons au dossier. Nous n’avons, bien sûr, pas exploré toutes les formes d’art possible, l’art n’a pas de limites. « Dis-donc, Il y a un trésor dans la maison d’à côté. /-Mais, iln’ya pas de maison à côté !/- Alors nous en construirons une. ». Pas de limites…
Un mathématicien dirait de « moins l’infini » à « plus l’infini ». Nous ne soutiendrons pas les artistes du « moins l’infini » qui tirent l’esprit humain vers le bas, le normalisé, le courtisé, l’inféodé, l’institutionnalisé ou le simple foutage de gueule. Nous rejoindrons les autres « Ilya vingt-mille ans qu’ils sont à leur fenêtre, /Ilya vingt-mille ans qu’ils crient dans le désert! »

Un compagnon, à la fin de son article, fait un rappel que je lui emprunte « Extrait des Principes de base de la Fédération Anarchiste – Nos objectifs – : Les anarchistes luttent pour une société libre, sans classe ni États, ayant comme buts premiers : « … L’égalité dès la naissance des moyens de développement, c’est-à-dire d’éducation et d’instruction dans tous les domaines de la science, de l’industrie et des arts . »

Edito : 
Tout d’abord il nous faut vous demander de nous excuser pour le très gros retard du magnifique numéro d’été ; Trop d’articles et illustrations à traiter (96 pages au lieu de 56), coup de « fiu » d’une rédaction toujours sur la brèche, pause estivale (bien méritée) de l’imprimerie, virus assassin, canicule terrassante… la liste est longue des mauvaises raisons pour avoir raté l’obstacle… Promis nous en tirerons les conséquences.

Mais donc, c’est la rentrée. Pendant l’été, la Macronie s’est aiguisée les dents. Les stocks de lacrymos, de protège-tout, de tonfas et grenades, de drones sont bien en place. Et les amendes tombent dru, comme les feuilles en automne. Amendes pour imposer le port du masque, amendes pour imposer l’absence de masque, amendes pour manifestation interdite, amende pour regroupement interdit, etc. etc. Alors que l’État respecte de moins en moins ses propres lois, c’est par tous les moyens qu’il s’affaire à nous les imposer. La doctrine étatique c’est : « Meurtrir les chairs – vider les porte-monnaies ». L’assaut libéral contre tout ne peut passer qu’en force, il s’agit que chacun prennent peur et reste à la maison à manifester – ou s’endormir – sur son canapé comme l’immense majorité des des 66 millions de confinés du printemps dernier. D’autres se seront donnés l’illusion d’agir en cliquant sur une des mille pétitions réclamant le « monde d’après ».

Mais pendant l’été les anarchistes aussi se sont aiguisés, que ce soit mi-juillet aux Reclusiennes ou mi-août aux Rencontres anarchistes organisées à Merlieux par le groupe Kropotkine de la Fédération Anarchiste. Des moments de camaraderie et d’organisation ; quand l’épée se renforce, ainsi fait le bouclier… Mais renforcer les banderoles ne suffit pas, il nous faut être offensif, prendre l’initiative en démontrant par les faits que l’anarchie n’est pas le chaos brutal que la presse se plaît à dépeindre, mais une forme d’organisation de la cité qui permet à toutes et tous de prendre ensemble les meilleures décisions.
Ainsi l’incroyable succès des coopératives alimentaires du groupe Henri Poulaille de Saint Denis doit faire des émules. Que mille fleurs fleurissent , disait le sanguinaire président Mao, nous dirons ici Que mille coopérateurs s’auto-organisent , sans chefs, sans salariés et sans bureaucratie, pour décider de ce qui remplira leur assiette.
Coller, tracter, manifester c’est nécessaire, mais d’une efficacité des plus modestes… ce n’est qu’au sein même des activités quotidiennes les plus triviales que nous pouvons convaincre du bien fondé de nos idées, et les mettant à l’œuvre ! Et le moment des « courses » est devenu celui de l’action politique. La voie est maintenant bien pavée, c’est facile nous disent les Dionysiens ; il ne s’agit plus que de s’y coller et accélérer un mouvement d’ensemble, fédéral, au sein duquel à l’image des Diony Coop du 9-3, l’individu ne peut bloquer le groupe, ni le groupe oppresser l’individu !

Le pouvoir est bout du panier ; sous les paniers, la rage !

[Communiqué FA] Journée mondiale « des réfugié.e.s » 2020 : pour ne plus nier !

Journée mondiale « des réfugié.e.s » 2020 : pour ne plus nier !

19 juin 2020

Samedi 20 juin est une nouvelle journée de mobilisation en solidarité avec les réfugié.e.s.*

Des rassemblements, des manifestations auront lieu en soutien et pour exiger la fin de la haine contre les réfugié.e.s.

Le Haut-Commissariat aux Réfugié.e.s de l’ONU (HCR) nous rappelle que 79,5 millions de personnes sont déplacées de force dans le monde. Ce chiffre, nous le savons, est minoré car des pays ne donnent pas le nombre de déraciné.e.s en leur sein, comme la Chine par exemple.

Plus des deux tiers des réfugié.e.s sont originaires de Syrie, du Venezuela, d’Afghanistan, du Soudan du Sud et du Myanmar. Des pays rongés par la misère, la guerre, la haine. Des pays souvent théâtres des guerres déportées entre grandes puissances (USA, Europe, Russie, Chine).

Le changement climatique, qui n’existe toujours pas pour certains et certaines, amène au déplacement contraint de populations. Rien que cette année, c’est plusieurs millions de personnes qui ont été directement impactées par la sécheresse, la montée des eaux ou les pluies diluviennes.

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[Communiqué FA] Tuons le racisme et ses causes !

Le PDF est ici : 20200617 Tuons le racisme et ses causes

Tuons le racisme et ses causes !

17 juin 2020

Les marches et manifestations contre les violences policières et le racisme, partout dans le monde, sont une excellente nouvelle pour nous, anarchistes. Nous y prenons notre part, et nous serons toujours aux côtés des luttes qui ouvrent la voie à des individu.e.s toujours plus libres et un monde débarrassé des horreurs du passé.

Nous ne pouvons qu’apprécier de voir pointées du doigt les forces de police, pilier répressif des États.

La police française ne fait pas exception : elle a toujours suivi les ordres, de Vichy en passant par le massacre de Charonne, des arrestations au faciès aux expulsions des réfugié.e.s, de la répression aveugle au harcèlement de certaines populations. La police, loin de « protéger les citoyens », comme le prétend un mythe républicain et étatique malheureusement trop répandu, a une seule fonction essentielle : protéger l’État, les institutions, la marchandise, la valeur, le capitalisme.

La récente infiltration de l’extrême-droite dans les rangs de la police ou des « mauvais donneurs d’ordre » sont des raisons très clairement insuffisantes pour expliquer la brutalité de la police. Qu’importe sa couleur politique ou la nature du régime qu’elle soutient, la police est, structurellement et historiquement, l’outil principal de la haine et de la violence étatique ; en quelques mots : le bras armé de l’État, garant et protecteur d’un ordre social, économique et politique profondément autoritaire et inégalitaire.

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[Communiqué FA] La police a encore tué, cette fois aux Etats-Unis

Le meurtre policier perpétré contre Georges Floyd le 25 mai 2020 est une illustration terrible des actions de la police de par le monde. Le permis de tuer entre leurs mains est régulièrement mis en pratique contre les plus pauvres, les plus stigmatisés.


Mais les choses changent : aujourd’hui, les populations peuvent filmer, et même en direct ces horreurs. C’est d’ailleurs le cas de la mort de Geoges Floyd qui entraîne du coup un soulèvement énorme aux USA. N’arrêtons pas de filmer, de documenter et de dénoncer les exactions de la police !

Il est important de rappeler que la police se sert des même « techniques » en France et que de nombreuses personnes sont décédé.es suite à des contrôles durant le confinement et avant.

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