[Communiqué FA] Agression au sein de la librairie Publico

Agression au sein de la librairie Publico

Un compagnon anarchiste a été violemment agressé à coups de couteau dans la librairie Publico cet après-midi. A priori, rien ne montre qu’il s’agisse de le viser spécifiquement mais plutôt l’organisation qu’il représente, nous, anarchistes au sein de la Fédération Anarchiste.
Nous ne nous laisserons pas impunément menacer, intimider ou violenter. Nous continuerons à lutter et porter, haut et clair, nos messages politiques, qui sans doute dérangent en ces temps de lutte. Nous continuons le combat contre cette société qu’on nous impose.

Solidarité avec notre compagnon, Solidarité avec Publico,

Vive l’anarchie

Le nouveau Monde Libertaire 1806

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Edito :

Halte à la publicité mensongère ! La couverture de ce Monde Libertaire laisserait sous-entendre au lecteur amateur de sensations fortes qu’il allait trouver dans ces pages de quoi ricaner sarcastiquement du vieux monde abattu par quelques cocktails Molotov. Que nenni… Relisez le titre « On préfère l’anarchisme ! », théorie politique qui a pour but de créer une société dans laquelle les individus participent librement et à égalité ; donc de créer l’anarchie, c’est-à-dire l’absence de maître, de souverain (dixit Proudhon).

Mais l’imagerie populaire préfère caricaturer : il y a eu les bolchéviques représentés un couteau entre les dents et les anarchistes une bombe à la main. Certes, durant une courte période de l’histoire sociale, vers 1890, des anarchistes ont usé de la bombe. Ils étaient minoritaires et pensaient changer le système. Il y eut des morts, Lire la suite

[Dans le ML] COLÈRE

LIEN PERMANENT : HTTPS://MONDE-LIBERTAIRE.NET/INDEX.PHP?ARTICLEN=3968

ARTICLE EXTRAIT DU MONDE LIBERTAIRE N°1804 DE MARS 2019

Un petit bout de fil dépasse. Tu tires dessus. Le voile se détricote, petit à petit d’abord, puis à toute vitesse. Elle a été abusée sexuellement. À 4 ans. Un voisin. Puis à 14 ans. Son oncle. Plusieurs fois. Tu tires encore le fil. Sa sœur a subi les assauts du même homme, entre ses 8 ans et ses 10 ans. Les mailles t’échappent. Tu racontes autour de toi, tu questionnes, tu cris. On te répond que tel ami aussi. Violé par un jeune adulte alors qu’il avait 5 ans. Une autre encore : attouchée par sa sœur, de ses 6 ans jusqu’à ses 10 ans. Combien sont-ils, combien sont-elles, autour de toi ? Tu cherches des statistiques : 1 fille sur 3 et 1 garçon sur 5 seront abusés sexuellement avant leurs 18 ans. Le plus souvent les enfants connaissent leurs agresseurs. Dans un cas sur deux il s’agit de personnes de leur famille. Les violences sexuelles commises sur les enfants ne sont pas l’apanage d’une classe sociale : elles s’immiscent dans toutes les sphères de la société.

Ils crient, ils ont crié, ils ne cessent de hurler depuis ces gestes, depuis ces lacérations qui ne se refermeront jamais. Et personne ne dit rien. Personne ne les écoute. Personne ne les entend. Personne ne veut voir. Les familles se taisent. Même après les mots, même après la révélation, même après cet immense acte de courage qu’il leur faut à elles et à eux pour parler, personne ne dit rien. On minimise, on oublie, on efface, on demande de pardonner. Parce que ces violences se produisent dans le giron de la famille, dans cette sacro-sainte famille, dans le cercle des proches. Il faut sauver les apparences. Comprendre, atténuer, concilier.

Il n’y a rien à concilier, rien à comprendre, rien à sauver. L’entourage n’en est pas un, lorsqu’il détruit des individus, lorsqu’il refuse de les accompagner, lorsqu’il bafoue leur parole et leur intégrité.

Ces viols et ces agressions sont le fait d’hommes et de femmes responsables mais aussi de familles qui se taisent ou qui nient. Votre silence détruit leurs vies autant que les gestes immondes de leurs agresseurs. Votre silence fait de vous des complices.

Une agression sexuelle, commise sur un adulte ou sur un enfant, n’est JAMAIS anodine. Elle porte profondément atteinte à l’individu, l’agresse dans sa chaire, meurtrit son esprit, atteint son estime, le prive souvent de force pour aller de l’avant.

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Le nouveau Monde Libertaire 1805

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Éditorial :

Tout d’abord bonjour à vous nos lectrices et lecteurs.

En ce début de printemps, notre journal vous offre comme à son habitude une foultitude de pistes de réflexion sur l’actualité, à commencer par le thème de notre dossier du mois, à savoir les réfugiés et les migrations. Nous nous sommes attachés à extirper de ce boulgi boulga de novlangue qu’est le mot « migrant », intentionnellement non représentatif de la situation des personnes qui immigrent vers l’Europe, la notion de « réfugié ».

En effet, que dit la définition officielle retenue dans la convention de 1951 sur la protection des réfugiés : « Les réfugiés sont des personnes qui se trouvent hors de leur pays en raison d’une crainte de persécution, de conflit, de violences ou d’autres circonstances qui ont gravement bouleversé l’ordre public. Cette mise en danger de leur intégrité physique et psychologique exige de la part de la communauté internationale une protection irréfragable. » Lire la suite

[Soirée] Qui était Kate Austin ? [AUDIO DISPONIBLE]

Voici le son de la soirée :

Pour le télécharger : clic droit + enregistrer la cible de lien sous ICI

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Présentation par Aurélien Roulland de son livre consacré à Kate Austin, paysanne, anarchiste et féministe.

Suivi d’un débat « Quels liens aujourd’hui entre féminisme, anarchisme et paysannerie ? »

Mardi 19 mars 2019- 19H- au bar Les Clameurs
23 rue d’Aguesseau 69007 Lyon

Entrée Libre 

Qui était Kate Austin (1864-1902) ? Pour la présenter on peut commencer par citer ce que disait d’elle Emma Goldman :

Ses écrits révélaient une penseuse logique, bien informée, à la fibre révolutionnaire, et ses lettres un être sensible et affectueux… Kate, la voix la plus audacieuse, la plus courageuse des femmes d’Amérique ! … Elle aimait la vie, et son âme s’enflammait pour l’opprimé, le souffrant, et le pauvre… Sa mort a été la perte non seulement d’une camarade, mais aussi d’une amie précieuse. Kate n’était pas seulement l’anarchiste, la rebelle, la penseuse, l’écrivaine ; elle était pour moi une mère, une amie vers qui je pouvais aller trouver le repos et la paix lors que j’étais fatiguée et lasse des dures batailles.
Elle était tout pour moi ; comment, alors, puis-je m’asseoir et écrire sur elle ?

Née en 1864 et morte en 1902 à l’âge de 38 ans, cette autrice est bien trop méconnue. Pourtant elle a beaucoup agit, mais aussi écrit dans bien des journaux : Lucifer, The Light-Bearer, The Firebrand, Free Society, Discontent, et le Demonstrator.

Sa pensée est toujours d’une étonnante modernité.

Y’aura un petit grignotage et de quoi boire sur place.

Pour télécharger l’affiche : 20190304 Affiche Soirée Kate Austin

[Dans le ML] Un mieux au travail

Article paru dans le Monde libertaire 1803 de février 2019

Ce numéro du Monde Libertaire sera sans doute l’occasion de croiser des visions autour de la technologie, de la robotique et de l’automatisation. Sans doute des critiques positives et négatives seront mises en avant et permettront de se faire un avis autour de tout cela. Mais je crains qu’une fois de plus, ces articles ne soient pas compris par les principaux concernés de ces avancées : les personnes qui travaillent.

Certes, on le sait, l’augmentation de l’automatisation et des technologies de l’information et de la communication ont diminué le nombre d’emplois disponibles. Mais là, le souci est plus du côté de la répartition du temps de travail et des richesses que de la technologie en elle-même. Par contre, pour celles et ceux qui restent, et pour les nouveaux métiers émergents, l’apport des technologies s’est aussi soldée par des métiers moins usants physiquement. Et ce n’est pas pour rien que beaucoup de salariés voient cela d’un bon œil, même si d’un autre côté, l’accumulation de nouvelles choses à apprendre est parfois très complexe.

Il semble étonnant pour beaucoup de penseurs de ne pas être compris par le monde du travail. C’est justement parce que souvent, l’aspect amélioration des conditions de travail est mis de côté par ces penseurs, au profit d’une « simple » dénonciation des emplois perdus. Ceci peut d’ailleurs devenir étonnant quand une telle assertion est tenue par des anarchistes : nous qui   souhaitons sortir du travail, tuer le salariat, nous nous retrouvons parfois à tenir des propos anti-technologie en lien avec la défense de l’emploi salarié… Comme si un asservissement des humains était préférable à la mécanisation et une utilisation des machines. Lire la suite