Manifestation 27 janvier 2022

Le groupe Graine d’Anar vous invite à se joindre à la manifestation du 27 janvier 2022, initiée par des syndicats de salarié.E.s, pour les emplois, les salaires et la diminution du temps de travail.

Rendez-vous à 11H30, gare des Brotteaux (métro du même nom) le 27 janvier 2022.

[Communiqué Relations Internationales] COMMUNIQUÉ DE LA FÉDÉRATION ANARCHISTE FRANCOPHONE SUR LA RÉVOLTE AU KAZAKHSTAN

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Le 2 janvier dernier, un mouvement populaire sans leader identifié a éclaté au Kazakhstan ; il s’est traduit par des manifestations qui se sont très vite répandues dans tout le pays.


La hausse brutale du prix du gaz de pétrole liquéfié a été l’élément déclencheur : il sert de carburant et de chauffage dans un pays où cette ressource ne manque pas mais dont l’exportation est privilégiée, bien évidemment pas pour le bénéfice de la population. C’est la goutte d’eau qui a fait déborder le vase car la misère et la colère contre le régime autoritaire et corrompu de cette ex- République soviétique sont une réalité depuis des années, et c’est cette colère parfaitement légitime qui s’est exprimée dans la violence des confrontations avec la police.

A la demande du président Tokaïev, Moscou assisté d’autres pays alliés a envoyé des troupes au Kazakhstan pour mater la révolte populaire, et le président kazakh s’est flatté d’avoir « donné l’ordre aux forces de l’ordre et à l’armée de tirer pour tuer sans sommation ».

Comme si la chute de l’Union soviétique n’avait pas eu lieu, Poutine nous offre le même spectacle écœurant que ses prédécesseurs lors de la répression des soulèvements populaires de Budapest (1956) et de Prague (1968) ; les manifestants kazakhstanais sont traités de terroristes, et sont rapportés à ce jour plusieurs dizaines de morts, des centaines de blessés et plus de 10 000 arrestations. La légitimité de leur soulèvement est bien évidemment niée par le régime et il est accusé d’être un coup d’état fomenté depuis l’étranger, selon la rhétorique inchangée depuis l’ère soviétique.

La Fédération Anarchiste apporte son soutien total au peuple kazakhstanais dans sa lutte contre la pauvreté organisée, la corruption et l’autoritarisme du régime qui tente de l’écraser; il montre que la révolte n’a pas besoin de leader désigné ou auto proclamé pour s’exprimer, et que « qui sème la misère récolte la colère ».

Fédération anarchiste
Le 10 janvier 2022

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[Rassemblement] Campagne antiracisme et solidarité

Le groupe Graine d’anar vous invite à rejoindre le rassemblement de ce samedi 18 décembre 2021, 14H30 , Place de la Comédie / Louis Pradel

« Nous n’allons pas combattre le racisme par le racisme, mais grâce à la solidarité. »
(Fred Hampton, Black Panthers Party – mai 1969)

Notre pays n’a ni carte, ni limites. Il ne fait pas la guerre si ce n’est au fascisme, au colonialisme, au racisme, à l’injustice et aux inégalités.

Notre pays n’existe pas isolé, atomisé, soumis. Il existe dans tout ce qui relie, regroupe, donne confiance et lutte.

Notre pays est en grand danger. Il doit sortir, se montrer, se lever. Vivre.

Car notre pays brûle. Il s’appelle Avenir.
Car notre pays est étouffé. Il s’appelle Liberté.
Car notre pays se meurt. Il s’appelle Égalité.
Car notre pays est opprimé. Il s’appelle Dignité.

Notre pays est en danger. Nous appelons à la mobilisation générale.

Pour l’avenir. Si la planète brûle, cela n’a rien à voir avec les migrations, nos couleurs de peau, nos origines, nos religions. Le monde n’attend qu’une étincelle pour exploser et certain.e.s nourrissent l’incendie qui nous menace.


Nous dénonçons toutes les formes de racisme dont l’islamophobie, l’antisémitisme, l’anti-tziganisme, la négrophobie et le racisme anti-asiatique. Nous exigeons notamment la fin des contrôles au faciès, l’abrogation de la loi dite « séparatisme », le respect du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, la fin des dominations économiques, militaires et politiques, en particulier la Françafrique.

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[Dans le ML] Informatique et liberté(s)

Vous connaissez les laisses à enrouleur : elles donnent l’impression au chien qu’il est libre… jusqu’à un certain point. Ici il est question de logiciels. À enrouleur ?

Beaucoup de personnes l’ignorent ou ne souhaitent pas se confronter à cet aspect, un logiciel informatique n’est pas un produit commun et ne s’acquiert pas comme un livre ou une baguette. Lorsque l’on achète un ouvrage auprès de sa libraire ou du pain auprès de son boulanger, on en fait bien ce que bon nous semble. Il n’en est rien auprès de son éditeur de logiciels : celui-ci ne nous accordera qu’un droit d’utilisation. Ce droit, cette licence, n’est cédée que sous certaines conditions, énumérées dans le « contrat de licence utilisateur final » (le fameux CLUF de Microsoft) et rédigées dans un abscons verbiage juridique. La plupart du temps, elle n’est accessible que contre une somme d’argent, bien qu’il existe certains logiciels « gratuits ».

Pour les vendeurs, la chose est également différente. Si la libraire doit acheter une réserve de livres bien réels auprès d’un éditeur qui les aura lui-même obtenus auprès d’un imprimeur ; si le boulanger doit commander de la farine et entretenir ses outils de travail ; l’éditeur de logiciels, lui, peut littéralement « multiplier les pains » sans grand effort puisque son produit, immatériel, peut être reproduit sans réelle limite.

Times Square in New York on a rainy night.

Achats sous conditions

Les conditions d’utilisation ou licences imposées aux utilisateurs, malgré le fait qu’elles soient généralement payantes, sont très restrictives. Il est interdit de copier le logiciel, droit réservé à l’éditeur puisqu’il est son seul moyen de profit, il est interdit de « démonter » le logiciel pour examiner son fonctionnement, par exemple, par décompilation… et nombre d’autres restrictions décrites dans chaque licence. Cependant, en matière de technologie, interdit n’est pas impossible. La loi permet alors de classer ces actions dans le registre de la contrefaçon et sont sévèrement punies.

Conséquence de ces barrières juridiques et commerciales imposées à ces logiciels dits « privatifs1 », il est impossible de participer à leur critique ou à leur amélioration sans être membre de l’industrie qui le produit et doté de suffisamment de pouvoir pour que sa voix ait un quelconque effet.

Dans les années 1970, l’informatique connaît un essor particulier au sein des laboratoires Bell de la société AT&T ainsi qu’au MIT, institut de technologie. C’est dans ces structures que sont passés des personnages importants pour la discipline, certains marqués semble-t-il par un état d’esprit détonant avec leurs institutions d’alors. On y verra apparaître le langage C2, fondamental pour l’informatique moderne, le système d’exploitation Unix3 et les fondements des logiciels à licence dite « libre ».

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LE MONDE LIBERTAIRE N°1833

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Edito :

MÊME PAS PEUR ?

Morts-vivants, spectres, revenants, squelettes…

La France aurait-elle peur ? Et la Belgique serait-elle en proie à la terreur la plus fétide ? C’est de saison sans doute. Sous le coup des aléas de l’histoire et des modes, une ancienne fête celtique a été remise au goût jour. Durant cette période, dit-on, la frontière entre le monde des morts et celui des vivants devenait perméable. Les revenants traînant parmi les vivants inspiraient la terreur. En retour, il convenait de faire peur aux revenants pour qu’ils retournent dans leur monde et fichent la paix aux vivants jusqu’à l’année suivante.
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APPEL À UN RASSEMBLEMENT DE SOUTIEN LE 4 NOVEMBRE AU TRIBUNAL JUDICIAIRE DE LYON, À PARTIR DE 14H

Depuis le 23/09, sept militants antifascistes lyonnais sont poursuivis par le parquet de Lyon pour une altercation avec les intégristes catholiques du groupe Civitas, un groupe qui prône l’instauration d’un régime théocratique en France avec la reconnaissance du catholicisme comme seule « véritable religion ». Cette altercation a eu lieu lors d’une marche contre le pass sanitaire, manifestation que ces groupes d’extrême-droite tentent de récupérer afin de diffuser leur idées nauséabondes (racisme, antisémitisme, islamophobie, homophobie, transphobie)

Sur les sept inculpés, quatre ont été immédiatement incarcérés après leur garde-à-vue suite à leur passage devant le JLD et trois sont soumis à un strict contrôle judiciaire.

Plusieurs éléments dans l’attitude de la Justice et du Parquet nous interpellent :

Malgré l’absence de plainte et d’ITT de la part des militants de Civitas, et alors que ces derniers se situent plutôt du côté des habitués du coup de poing et des agressions que de celui des victimes (comme l’illustre le cas d’ Alexandre Gabriac, ancien fondateur des Jeunesses Nationalistes, dissoutes par le gouvernement, condamné par la justice à plusieurs reprises, et actuellement cadre important de Civitas), le Parquet s’autosaisit et mène une enquête entièrement à charge contre les militants antifascistes : aucun des militants de Civitas n’a été officiellement convoqué ni auditionné pour s’expliquer sur l’altercation. Par contre, la Police les a bien contactés, sans que l’on puisse comprendre les liens entre les enquêteurs et Civitas, ni même qui a été contacté.
Le caractère exceptionnel de la procédure : une comparution à délai différé. Créée en 2019, cette procédure rarement utilisée garantit une justice expéditive et un passage obligatoire devant le JLD à l’issue de la garde-à-vue, qui peut alors incarcérer ou placer sous contrôle judiciaire, sans preuve ni jugement.
Lors de son troisième passage devant une JLD le mardi 26 octobre pour demander une mise en liberté (refusée), l’un des camarades incarcéré a eu droit à des interventions étonnantes de la part du Procureur et de la Juge. Le Procureur a en effet apparenté un militant de Civitas à un représentant de l’autorité publique. Quant à la juge, pour justifier – entre autres choses – le maintien en détention, elle a considéré que notre camarade était l’auteur de violences discriminatoires liée à l’appartenance supposée du ou des militants de Civitas à la mouvance d’extrême-droite. Pour finir, ce même camarade s’est vu proposer en prison un stage de déradicalisation ! Le Parquet, les juges et l’administration pénitentiaire n’ont visiblement plus peur de rien.

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S𝗮𝗺𝗲𝗱𝗶 𝟮𝟯 𝗼𝗰𝘁𝗼𝗯𝗿𝗲 𝟮𝟬𝟮𝟭, 𝗮̀ 𝟭𝟰𝗵𝟯𝟬 𝘀𝘂𝗿 𝗹𝗮 𝗽𝗹𝗮𝗰𝗲 𝗕𝗲𝗹𝗹𝗲𝗰𝗼𝘂𝗿 : toutes et tous contre l’extrême droite

Bonjour à toutes et tous,

Bien que nous n’attendons rien de la Préfecture qui expulse, enferme, bastonne et protège les intérêts du capitalisme. Bien que nous n’attendons pas d’elle une fermeture des lieux fascistes, puisqu’elle a, semble-t-il, choisie son camp depuis des années, en laissant faire l’extrême droite à Lyon, malgré de multiples agressions.

Parce que nous n’attendons rien des pouvoirs politiques et judiciaires qui ont contribué à faire du Vieux-Lyon un ghetto facho et parce que nous pensons que cette lutte comme tant d’autres, sera le fruit de que nous en faisons, de nos mobilisations, les « Graine d’Anar » seront présentes à la manifestation contre l’extrême-droite, ses idées haineuses et ses violences, qui aura lieu à Lyon.

𝐏𝐚𝐫𝐜𝐞 𝐪𝐮𝐞 𝐥𝐚 𝐥𝐮𝐭𝐭𝐞 𝐜𝐨𝐧𝐭𝐫𝐞 𝐥𝐞 𝐟𝐚𝐬𝐜𝐢𝐬𝐦𝐞 𝐞𝐬𝐭 𝐥’𝐚𝐟𝐟𝐚𝐢𝐫𝐞 𝐝𝐞 𝐭𝐨𝐮𝐭𝐞𝐬 𝐞𝐭 𝐭𝐨𝐮𝐬, 𝐧𝐨𝐮𝐬 𝐯𝐨𝐮𝐬 𝐢𝐧𝐯𝐢𝐭𝐨𝐧𝐬 𝐚̀ 𝐫𝐞𝐣𝐨𝐢𝐧𝐝𝐫𝐞 𝐥𝐚 𝐦𝐚𝐧𝐢𝐟𝐞𝐬𝐭𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 :𝗥𝗱𝘃 𝘀𝗮𝗺𝗲𝗱𝗶 𝟮𝟯 𝗼𝗰𝘁𝗼𝗯𝗿𝗲 𝟮𝟬𝟮𝟭, 𝗮̀ 𝟭𝟰𝗵𝟯𝟬 𝘀𝘂𝗿 𝗹𝗮 𝗽𝗹𝗮𝗰𝗲 𝗕𝗲𝗹𝗹𝗲𝗰𝗼𝘂𝗿

Anarmicalement,

Les membres du groupe Graine d’Anar