[Graine d’anar soutien] Communiqué du comité de soutien aux inculpés du 23.09

Le groupe Graine d’anar apporte son soutien plein et entier aux inculpés et aux collectif qui se porte à leurs côtés.

Communiqué du comité de soutien aux inculpés du 23.09
L’antifascisme n’est pas un crime
Nos luttes sont légitimes !

Les 22 et 23 septembre 2021, sept militants antifascistes lyonnais ont été interpellés dans le cadre d’une affaire politique montée de toutes pièces par la Préfecture. Jeudi 23 septembre, quatre d’entre eux ont été placés en détention en l’attente de leur procès qui aura lieu le 4 novembre.

Cette affaire fait suite à une altercation survenue lors d’une manifestation contre le pass sanitaire en août avec des nervis du groupe intégriste catholique d’extrême-droite Civitas. Les supposées victimes n’ayant pas porté plainte, le parquet s’est auto-saisi de l’affaire et a demandé le placement en détention de l’ensemble des prévenus. Quatre d’entre eux ont donc été incarcérés après leur passage devant le juge des libertés et de la détention dans le cadre d’une comparution à délai différé. Cette procédure récente à caractère exceptionnel vise à mener une justice expéditive ne laissant pas le temps aux inculpés de préparer leur défense.

Malgré l’absence de plainte, les chefs d’inculpation sont :


Violences volontaires en réunion n’ayant pas entraîné d’ITT (interruption temporaire de
travail).
• Groupement en vue de la préparation de violences contre les personnes ou de destructions ou
dégradations de biens durant une manifestation.
• Participation à une manifestation non déclarée.
• Refus de donner leur code de déchiffrement (téléphone portable).

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[Communiqué FA] Avorter, un droit universel !

19 septembre 2021

Chaque année dans le monde, plusieurs dizaines de milliers de femmes meurent de ne pas pouvoir avorter dans des conditions sécurisées, soit du fait de l’interdiction de l’IVG sur leurs lieux de vie, soit des freins mis dans des pays où l’IVG est légal, mais entravé par des décisions de justice ou un manque de financement.

Dans ce cadre, la Fédération Anarchiste défend que l’IVG est un droit universel, fondamental et personnel qui doit être accessible à toutes les personnes concernées dans le monde !

Face à notre monde capitaliste, patriarcal et aux frontières qui enserrent les populations, nous exigeons des mesures d’urgence.

D’abord que le droit à l’IVG soit garanti par des moyens humains et financiers partout.

Pour celles qui n’y auraient pas accès pour des raisons religieuses, juridiques ou autres, nous demandons la création en urgence d’un visa automatique pour soins médicaux, couplé à des aides matérielles, pour permettre que celles qui le souhaitent puissent avorter dans les pays où cela est autorisé.

La Fédération Anarchiste est aux côtés de celles et ceux qui luttent pour que ce droit soit accessible partout, pour que l’éducation aux sexualités soit dispensée à toutes et tous. Les avancées récentes dans plusieurs pays sont le fruit de ces luttes, menées sans relâche et avec force.

Nous luttons pied à pied contre les religions, les États et tout ceux qui souhaitent dicter aux femmes ce qu’elles doivent faire de leur corps.

Nous appelons à participer à toutes les initiatives autour de la date du 28 septembre 2021, journée mondiale du Droit à l’Avortement.

Les Relations Extérieures de la Fédération Anarchiste

[Relations Internationales] SOUTIEN À GIORGOS KALAITZIDISET NIKOS MATARAGKAS DU GROUPE ROUVIKONAS

Deux ans après le formidable élan de solidarité sans frontières qui
a permis à deux membres de Rouvikonas d’éviter la prison, une nouvelle
menace d’une ampleur sans précédent plane au-dessus du groupe. Un
procès kafkaïen attend Giorgos et Nikos le 13 octobre prochain, sur la
base de fausses accusations. Cette tentative de criminalisation du
mouvement social peut coûter la prison à vie à ces deux militants
politiques. Leur groupe, pourtant irréprochable et exemplaire, est
manifestement devenu trop gênant. Une nouvelle mobilisation
internationale s’impose.

Les faits : le 7 juin 2016, un trafiquant de drogue est exécuté à
Athènes, dans le quartier d’Exarcheia. Cette exécution est
revendiquée par un collectif d’autodéfense appelé « Milice du
peuple armé » qui déclare que le trafiquant de drogue avait un
comportement violent, menaçant et dangereux à Exarcheia, à la fois
envers les membres du mouvement social et les habitants du quartier.

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[Relations Internationales] Biélorussie et répression

Les relations internationales de la Fédération Anarchiste nous passe ce document qui est un point sur la situation en Biélorussie, un an après les soulèvements contre le pouvoir dictatorial en place.

Le document est à télécharger ici :

Pour soutenir l’Anarchist Black Cross en Biélorussie cela se passe ici : https://abc-belarus.org/?page_id=8661&lang=en

Nous vous en souhaitons bonne lecture.

Le membres de Graine d’Anar

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Le texte en entier ci :

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Un coup de main pour « La ferme intention » et son projet

Les compagnes et compagnons de la région Bretagne se lancent dans l’ouverture d’une librairie coopérative autogérée ! Si c’est pas un beau projet bien anarchiste ça !

Et ils ont besoin d’un petit coup de main côté argent, ben oui parce qu’on n’est pas encore sorti du capitalisme …

Donc si ça te dit, toutes les infos sont ci dessous ! Le plus simple : imprimer l’image et l’envoyer avec votre don 😉

Et merci d’avance !

Les membres de Graine d’Anar

Rassemblement : solidarité et soutien aux Afghan-es et aux réfugié-es ! Lyon 11 septembre 2021 – 15h00

Le groupe Graine d’anar est signataire de cet appel et vous invite à vous joindre au rassemblement.

Vendredi 27 août, nous étions environ 120 à Lyon pour apporter un premier soutien et demander l’évacuation des personnes souhaitant quitter l’Afghanistan, qui chaque jour, sont de plus en plus nombreuses à se regrouper à l’aéroport de Kaboul.

Malgré la violence extrême du régime Taliban et l’idéologie réactionnaire qu’il met en place, malgré l’attaque terroriste de l’aéroport de Kaboul qui tua plus d’une centaine de personnes le 26 août ; l’état français, considérant que l’évacuation de 2800 personnes est suffisante, a arrêté les rapatriements le 27 août.

C’est une ultime manifestation d’irrespect et de négation des droits de tout être humain, pour les personnes qui ont servi la France et l’UE, pour les personnes risquant leur vie du fait de leur métier, de leur sexe ou de leur orientation sexuelle. Aussi les témoignages, les appels à l’aide, affluent, nous laissant démuni-e-s et apeuré-e-s pour les Afghan-e-s et n’entraînent aucune réaction de la part du gouvernement français.

Dans le même temps, le nouveau régime en place à Kaboul multiplient les exécutions, les enlèvements, et déclarations violentes, menaçant les femmes, les minorités sexuelles et de genre, les artistes, les militant-e-s, les journalistes. Faisant preuve d’un immense courage et d’une détermination impressionnante, les femmes ont osé manifester à Kaboul et ont été violemment réprimés la semaine dernière.

Non, la France n’a pas pris « sa » part, ni elle, ni l’Union européenne.

Alors comme le 27 août, comme ailleurs en Europe, nous réclamons aujourd’hui :

  • un accueil inconditionnel des personnes demandant l’asile en France et en Europe.
  • que les personnes qui souhaitent fuir l’Afghanistan puissent le faire dans le pays de leur choix, dans des conditions d’accueil dignes et humaines : un accès au logement, à la santé, à la formation.
  • que toutes les personnes afghanes sur le territoire français et européen soient immédiatement régularisées, quelles que soient leurs situations administratives.
  • que cessent immédiatement les reconduites à la frontière.
  • que les ONG et les militant-e-s en Afghanistan soient soutenues, pas par des beaux discours mais par les moyens concrets d’une diplomatie au service des droits humains et non des intérêts économiques.
  • une réforme radicale des conditions d’accueil et d’asile en France, car les frontières tuent chaque jour.

Droit d’asile pour les afghan.es, droit d’asile pour toutes et tous !

[79ème congrès] Des libertés encore et toujours menacées

Motion de la Fédération Anarchiste adoptée au 79ème congrès de Merlieux le 22 août 2021  

Le climat social est à l’inquiétude : une crise sociale, une crise sanitaire, une crise économique…  
Surfant sur le malaise sociétal, l’État en profite pour renforcer l’appareil sécuritaire et répressif afin de satisfaire un électorat toujours plus conservateur.


 
Depuis le mouvement des Gilets jaunes, les forces de l’ordre macronien ont toute latitude pour réprimer avec virulence les manifestations, et les mutilations furent nombreuses. Les ministres de l’intérieur successifs déclarent soutenir et couvrir les comportements des forces de répression.  
Certains propos sont insultants à l’égard des victimes. Pendant ce temps, le reste du gouvernement regarde ailleurs, tout comme la classe politique parlementaire.  
 
La manipulation est En Marche : l’action coordonnée du pouvoir et des médias aboutit à une insécurité dans les esprits et permet de faire adopter des lois et des décrets liberticides en toute quiétude.  
 
Il est ainsi possible de renforcer le contenu des fichiers d’individus « sous contrôle ». Personne ne s’en offusque. Les organisations qui ont attaqué le décret devant le Conseil d’État ont perdu.  
 
Nous assistons à la robotisation du contrôle des populations : les algorithmes, la géolocalisation, le contrôle des messageries, les drones, la vidéo-surveillance, et maintenant le QR-code… Tout un arsenal technologique et juridique transforme insensiblement nos États dits de droit en États policiers, et nos sociétés réputées libres en société de la peur, où la suspicion suspend la solidarité et fait de l’hospitalité un délit pénal.  
 
Le dispositif législatif s’est largement développé durant cette crise. L’arbitraire policier s’est épanoui.  
Les libertés des simples individus sont bien faibles devant les juges.  
 
La Fédération Anarchiste avait dénoncé la proposition de loi dite « de sécurité globale », notamment le célèbre article 24 visant à interdire les images des forces de l’ordre en pleine action, et plus généralement le dispositif qui donnait sans contrôle des pouvoirs exorbitants aux policiers municipaux. Le Conseil constitutionnel a eu une position curieuse : il a déclaré inconstitutionnel le contenu de l’article 24 reformulé, mais il a admis d’autres dispositions liberticides. C’est tout le texte qui porte atteinte aux libertés publiques et qu’il faut supprimer.  
 
Il s’agissait d’une tactique consistant à inscrire dans un texte une énormité juridique qui sera évidemment annulée pour faire passer le reste tout aussi dangereux.  
 
Récemment le Conseil d’État, saisi du Schéma national du maintien de l’ordre, en a remis en cause certaines dispositions. Même tactique qu’au Conseil constitutionnel, on annule le plus gros pour faire passer le reste. Ainsi la « nasse » est supprimée pour le moment car trop attentatoire aux libertés.  
Quatre dispositions visant la liberté d’informer sont aussi annulées. Restons prudents, quantité de dispositions annulées réapparaissent dans d’autres textes, les rédacteurs profitant de l’absence de vigilance.  
 
Dans les mois qui viennent, élections présidentielles et législatives obligent, face à la montée des extrême-droites, la classe politique professionnelle, droite et gauche confondues, fera assaut de mesures restrictives et attentatoires aux libertés publiques. La Fédération anarchiste prendra toute sa place dans la lutte contre l’établissement d’un État toujours plus policier et réactionnaire.  


Fédération Anarchiste

[79ème congrès] Motion concernant le Service National Universel (SNU)

Motion de la Fédération Anarchiste adoptée au 79ème congrès de Merlieux le 22 août 2021

Après une première phase « test », en juin 2019, au cours de laquelle 2 000 volontaires âgés de 15 et 16 ans avaient pu essuyer les plâtres d’un programme aberrant, rétrograde, nationaliste et autoritaire, après une deuxième phase durant l’été 2020, repensée a minima en raison de la pandémie liée à la COVID 19, l’État revient à la charge, maintient son calendrier et compte bien rendre pérenne et obligatoire le Service National Universel (SNU).
Lors de son 78e congrès, en juin 2019, la Fédération anarchiste entendait signifier son opposition stricte au SNU (voir la motion « NON, le Service National Universel ne passera pas ! »), une position que nous réaffirmons aussi fermement qu’il y a deux ans, d’autant plus que les contours du programme, alors balbutiant, apparaissent maintenant de manière bien plus claire.


Rappel de l’épisode précédent…

On se souvient, en juin 2019, des images de jeunes en uniforme bleu marine, casquette et cocarde tricolore sur la poitrine, au garde-à-vous, chantant la Marseillaise devant caméras, préfets et ministres enthousiasmés à l’idée de participer à leur manière bien particulière à l’éducation de 2 000 volontaires soigneusement triés sur le volet. La communication devait être parfaite car l’enjeu était de taille ! Il s’agissait bien de promouvoir deux semaines d’encasernement, rythmées par les lever de drapeau, les chants patriotiques, le sport, les formations aux premiers secours et aux valeurs de la République, les cours d’histoire les récitations chorales du roman national…
Ni la rudesse le l’encadrement fraîchement sorti de St Cyr, ni les séances punitives de pompes collectives, ni les syncopes dues aux longues commémorations d’un 18 juin particulièrement chaud ne semblaient alors émousser la motivation des jeunes volontaires acquis à la cause nationale, et dont une très grande partie disait s’accommoder sans peine du bleu, du kaki et du traitement qui va avec puisque au moins deux de ces ingrédients feraient sans doute partie de leur métier à venir…

Cette année

Ce qui concernait 2 000 volontaires en 2019 devrait concerner à l’horizon 2024, de manière progressive, 800 000 enrôlés, bien évidemment, de manière obligatoire !
D’ici là, puisque la deuxième étape de la mise en place du SNU n’a pas pu avoir lieu exactement comme prévu en 2020, il s’agit de ne surtout pas rater le rendez-vous de 2021, quitte à revoir les effectifs à la baisse : ce seront finalement 18 000 jeunes qui participeront au SNU partout en France, contre les 150 000 prévus. Et pour les trouver, comme pour les encadrer, le gouvernement a mis les petits plats dans les grands : référents SNU dans certains lycées, coordinations départementales, ouverture des Contrats d’Engagement Éducatif (CEE) aux militaires, obligation faite aux associations et fédérations d’éducation populaire de signer une déclaration commune « afin de renforcer leur action dans la lutte contre le séparatisme », les engageant à « aider les populations à retrouver fierté dans la Nation et confiance dans la République » et leur interdisant de questionner les contours de ce « socle républicain » etc.

Contre la soumission de la jeunesse…

Pour défendre le SNU, Emmanuel Macron répète qu’« il ne s’agit pas de réinventer le service militaire mais de donner à la jeunesse de France des causes à défendre, des combats à mener dans les domaines social, environnemental, culturel »1.

La « jeunesse de France » n’aurait selon lui plus goût à rien ? Elle manquerait d’engagement, d’implication ou d’idées ? En bref, les jeunes auraient bien besoin qu’on les secoue ! C’est oublier un peu vite son implication contre la « loi Travail », pour la défense des retraites, contre les réformes Blanquer. Les jeunes se mobilisent en soutien aux exilés, font grève contre l’inaction climatique… En fait, les raisons de s’engager ne manquent pas, et Macron en donne déjà pas mal !
Derrière la prétendue volonté de valoriser l’engagement des jeunes, il faut voir une politique faisant de la jeunesse une menace, un ennemi intérieur, voire « séparatiste » !
A ce sujet, Sarah El Haïry, secrétaire d’état chargée de la Jeunesse et de l’Engagement déclare que « chanter « la Marseillaise » et donner du respect au drapeau font partie d’un moment d’unité citoyenne. Donc si, au cours du séjour, un jeune refuse de chanter « la Marseillaise », d’assister au lever des couleurs, ou de porter l’uniforme, il devra quand même s’y conformer »2. On imagine facilement que le développement de l’esprit critique et le débat ne seront pas vraiment les priorités du SNU. On peut également s’interroger sur les moyens à disposition pour obliger les jeunes à « se conformer »…

Loi de programmation des universités limitant considérablement les mobilisations étudiantes, manipulation syndicale, SNU obligatoire, répressions policières en tout genre, etc. Tout ceci procède de la même logique : ce que veut le gouvernement, ce n’est pas que la jeunesse s’engage, c’est qu’elle marche au pas !

Malgré les efforts du gouvernement pour faire la pub du SNU, qui peut sérieusement penser qu’un programme directement inspiré de l’univers militaire permettra de répondre aux inquiétudes légitimes de la jeunesse ? Que le port de l’uniforme annule les inégalités dont certains se sentent à juste titre les victimes ? Que passer deux semaines à réciter le roman national répondra à la colère d’une partie de la jeunesse qui doute du fait que la République les traite à égalité ? Ça n’était pas vrai durant le service militaire, ce ne sera toujours pas le cas avec sa nouvelle version.

En 2018, le SNU a changé de ministère de tutelle. Passant de celui de la Défense à celui de l’Éducation nationale. Cette grande institution qui a massivement recours aux contrats précaires, qui méprise et maltraite ses personnels et ses élèves. Ce ministère pour lequel on nous répète depuis des années qu’il n’y a pas « d’argent magique ». On serait en droit de se demander si le budget faramineux alloué au SNU ne serait pas mieux utilisé à recruter de nouveaux enseignantes et enseignants, à faire baisser le nombre d’élèves par classe, bref, à mettre en place une vraie politique d’éducation qui viserait l’émancipation des élèves et le développement de leur esprit critique en se basant sur des professionnels dont c’est le quotidien…

… Et les remises en causes répétées des droits de travailleurs

Le gouvernement ne cesse d’expliquer la grande valeur éducative du SNU, en énumérant les associations d’éducation populaire intégrées au programme. Et il est vrai qu’elles sont nombreuses.

Ces associations, qui représentent, 680 000 personnes salariées et 6 millions de bénévoles se retrouvent donc vidées de leur sens, dépolitisée, chargées de l’application des politiques publiques et privées de subventions si elles refusent de « se conformer ».

De plus, tous les jeunes passant par le SNU devront, à la suite des deux semaines en « brigades », effectuer « 84 heures de mission d’intérêt général (MIG), à réaliser dans l’année qui suit le séjour de cohésion au sein d’un service public, d’une association, d’une collectivité, d’un corps en uniforme, etc. »3. Autrement dit, les jeunes remplaceront des emplois aujourd’hui occupés par des employés qui ont un salaire, une convention collective ou un statut, la possibilité de s’organiser syndicalement, des droits individuels et collectifs. Ils seront très vivement encouragés à poursuivre leur engagement volontaire par un service civique, dans les mêmes conditions de précarité.

Nous devons nous opposer au SNU !

Derrière la communication gouvernementale, on comprend facilement que le Service National Universel est une opération de soumission de la jeunesse, autoritaire et anachronique, complètement déconnectée des principaux concernés et d’un mépris absolu pour celles et ceux qui ont choisi pour métier d’accompagner les plus jeunes dans le développement d’une pensée libérée, émancipée et faisant du doute et de la critique les fondements d’une société saine et démocratique.

Aujourd’hui et demain, comme nous l’avons fait au temps du service militaire, par l’information auprès des jeunes et des parents, par diverses actions décentralisées, en lien avec les associations et syndicats refusant cette vaste entreprise d’embrigadement nationaliste et patriotique, la Fédération anarchiste fera tout pour enterrer le SNU

Fédération anarchiste


1 http://www.lemonde.fr, 31/01/18
2 http://www.leparisien.fr, 10/01/21
3 http://www.education.gouv.fr

Appel pour une semaine de solidarité avec le soulèvement biélorusse du 8 au 15 août.

Plus d’un an a passé depuis le début des manifestations historiques réclamant la fin de la dictature de Loukashenko.

Contre vents et marées, des centaines de milliers de personnes ont rejoint cette lutte collective.

Que ça soit par des marches ou par des actes solitaires de sabotage, nous avons tous.tes contribué à la lutte collective pour se libérer de la tyrannie.


Un an plus tard, nombre d’entre nous ont été emprisonné.es, plus encore ont dû fuir et essaient de vivre dans d’autres pays. Mais même dans cette situation, nous continuons à nous organiser et à résister face au régime. En Biélorussie, il y a encore des petites manifestations régulières. Les groupes auto-organisés dans les diasporas mobilisent les migrants politiquement actifs.

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Cuba : quelques informations

Pour nous, membres du groupe Graine d’Anar, fédéré au sein de la Fédération Anarchiste, elle même fédérée au sein de l’Internationale des Fédérations Anarchistes, l’internationalisme est au cœur de nos luttes.

Mais pour le construire, encore faut il avoir un éclairage sur les évènements. Comme pour les récents soulèvements à Cuba.

Voici des textes pour éclairer les choses.


Issu de : https://blackrosefed.org/ et traduit par la FA

Communiqué du collectif Black Rose/ Rose Negra de Miami suite au soulèvement à Cuba

La situation actuelle à cuba a débuté dans la nuit du 10 juillet avec l’apparition de nombreuses manifestations dans la ville de Palma Soriano située dans la province de Santiago de Cuba. Les gens ont commencé par marcher dans la rue avec des casseroles, manifestant alors dans une casserolade, au milieu de pannes d’électricité croissantes, de pénuries alimentaire et d’une crise sanitaire qui couvaient depuis un moment.

Tout comme le nombre d’infections et de décès dues au covid ont commencé a augmenter au début de cette année, les témoignages de personnes désespérées abandonnées à la mort chez elle par manque de ressources essentielles et de moyens dans les hôpitaux ont commencé à se propager à travers internet. Les cubains ont été capables de s’informer et d’informer le monde sur la pénurie alimentaire et de médicaments, faisant de longues queues pour avoir accès à des produits de première nécessité, beaucoup trop chers, et ont dû enduré des périodes prolongées d’isolement dues à l’incapacité de l’État de s’occuper de ces différentes crises. Le matin du 11 juillet, une vague de contestation s’est déclenchée à travers toute l’île, faisant de ce soulèvement populaire le plus significatif depuis des décennies. Cette crise majeure à laquelle est confrontée le peuple cubain est le résultat non seulement de la domination de l’État cubain mais aussi des États étrangers impérialistes et autres antagonistes. Cela est particulièrement clair avec le durcissement de l’embargo des USA, des récentes restrictions sur les envoies de fonds et sur les appels à une « aide humanitaire ». Cette oppression sur le peuple est le véritable héritage des États ayant lieu partout dans le monde, et notamment à Cuba.

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